Dialogue social et politique : Kassory s’écarte de ses engagements

« Lundi, ville morte, jeudi marche, etc. Nulle part au monde vous ne verrez cette situation. (…) Le champion Alpha Condé veut sortir le pays (…) mais on veut l’en empêcher. Entre la Loi et la République, je prends la République. »

Kassory est désormais à la lisière entre autocratie et réelle volonté de restauration de l’autorité Etat. C’est plutôt cette hantise qu’il a affichée en recevant lundi, des militants du RPG venus de la région de la Savane.

Pourtant, au cours de la politique générale du gouvernement, le même Kassory Fofana déclarait : « C’est vous dire combien le dialogue social me tient à cœur et combien il me parait essentiel dans la période actuelle. Car, si les intérêts des différents acteurs peuvent être divergents, seul le dialogue social et politique reste le cadre de concertation pour assurer une bonne gouvernance visant à promouvoir la justice sociale, les relations professionnelles équitables, le développement durable et la quiétude sociale. Comme vous le savez, notre Constitution en son article 58 alinéa 3, confère au Premier Ministre Chef du gouvernement la responsabilité de la promotion du dialogue social. Il doit veiller à l’application des accords avec les partenaires sociaux et les partis politiques, je m’y engage. »

Et Kassory d’ajouter : « Je poursuivrai le dialogue entrepris avec les partis politiques et les partenaires sociaux, car ceci me semble être la condition essentielle pour la réussite de la politique économique et sociale à mener. » Cette déclaration a tourné court. Kassory se raidit et enfourche petit à petit le cheval autocrate.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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