Diplômes étrangers: convergence de vues sur la prise en charge !

« De la reconnaissance et de la prise en charge des diplômes délivrés par les universités étrangères, les parties s’accordent à prendre en compte tout diplôme reconnu et validé par la commission nationale de reconnaissance d’équivalence des diplômes et grades universitaires. »

 

Le protocole signé entre syndicats et gouvernement relance ainsi une vive préoccupation mais surtout une nébuleuse que constituent les faux diplômes qui infestent la Fonction publique. Il y a peu, le ministre Sékou Kourouma avait engagé une chasse aux faux diplômes. Sans jamais rendre public le résultat. La reconnaissance demandée doit ainsi faire suite à cette démarche déjà entamée.

 

Il n’est pas rare en de retrouver en Guinée des faux diplômes, de faux titres de doctorat, de professorat, d’agent de maitrise ou de licenciés tout court. Le CAMES en sait quelque chose pour avoir fait mordre la poussière à plus d’un Guinéen qui s’arrogeait le titre de docteur en tel ou tel domaine. On se rappelle que l’Université de Conakry foisonnait des cadres en bois qui ont des diplômes falsifiés ou tout simplement achetés. Mais entre cadres, on sait qui est qui, lance un jeune doctorant en Littérature africaine.

 

C’est pour justement mettre fin à ces pratiques qui se sont encrées que la Fonction publique entend promener son miroir pour dénicher tous les faux diplômes et faire gagner à l’Etat quelques ressources.

 

Selon le ministre Sékou Kourouma tous les moyens seront mis en jeu pour barrer la route aux faux diplômes. Ce qui aura des incidences économiques sur le budget de l’Etat. On attend de voir la suite.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.