Discussion entre l’UFDG et la CENI : que peut-on s’attendre ?

A priori, la rencontre entre les opposants et la CENI ne va rien produire. En tout cas, la démarche ne semble point enthousiasmer les uns et les autres. Le pouvoir et la CENI veulent gagner du temps pour mieux huiler la machine et rouler dans la farine les opposants, au moment même où ceux-ci entament des Journées ville morte et des marches pacifiques pour exiger les résultats des urnes.

 « La CENI a été complice de la fraude, elle a cuisiné les résultats devant caméras à la centralisation. Qu’est-ce qu’elle a à dire aux acteurs politiques ? Elle n’a qu’à s’occuper de la publication des vrais résultats. En tout cas pour nous, je ne vois pas l’intérêt de rencontrer la CENI, si c’est pour l’entendre se justifier devant nous », a déjà tranché le leader du BL. A sa suite, l’UFDG, par la voix la plus autorisée ne s’est pas faite d’illusions. Pour Dalein Diallo, « Ce n’est pas suffisant parce que ce n’est qu’un projet. Nous allons voir avec quel sérieux la CENI va traiter nos réclamations. S’il y a une volonté de corriger les fautes commises dans la centralisation des données où on a procédé à l’élimination, à la falsification des PV pour favoriser le parti du présidentiel,  si on veut corriger cette injustice, si on veut rétablir la vérité des urnes, naturellement nos revendications vont s’arrêter. »

Dans le cas échéant, « Si jamais ce n’est que pour gagner du temps, gérer la crise de cette manière comme le pouvoir sait le faire, naturellement l’opposition ne renoncera pas à son droit d’exiger la prise en compte des résultats issus des urnes. » On ne pourra s’attendre à grand-chose tant et si bien les résultats ont été proclamés, les documents ont été conclus avec des magistrats. Ni un deal, ni une autre entente ou compromission ne sauraient remettre en cause les fraudes massives orchestrées au bénéfice du RPG. L’UFDG aura beau brandi les preuves de fraudes, mais, le pouvoir cherche à gérer la crise autrement. Il revient à Dalein et à Dalein seul de décider de l’avenir de son parti. Quitte à se faire rouler dans la farine. Encore une fois.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

 

 

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