Disparition du journaliste Chérif Diallo : une affaire classée ?

On ne saura peut-être jamais l’épilogue de la disparition du journaliste Chérif Diallo. Pourtant, selon le Grade des Sceaux, il y a une procédure qui est lancée devant le tribunal de Dixinn. Cette procédure est la même comme partout dans le monde. Me Cheickh Sako rappelle que quand il y a disparition de personne, on ouvre une information et dans le cas d’espèce l’information est d’ordre criminel.

Et de mettre tout le monde à l’aise : « La procédure est assez longue parce que le parquet travaille avec les Officiers de Police Judiciaire ; un juge d’instruction est saisi et ils reçoivent des informations qu’ils exploitent etc. Le hasard peut même parfois intervenir pour aider !! En tout cas, le dossier n’est pas du tout négligé comme nous l’avons dit à la famille par le biais de leur avocat. » Le ministre de la Justice note que les choses avancent et la priorité est maintenant à l’applicabilité.

Déjà, « ces temps-ci, des audiences criminelles se tiennent dans les tribunaux de première instance pour lutter justement contre l’impunité, les cas de violences, et contre toutes les choses inacceptables. Il est important que le citoyen guinéen sache qu’il y’a une justice dans ce pays, et qui marche bien, contrairement à ce que disent certains oiseaux de mauvais augure. La Justice est là pour répondre à l’attente des populations ; je les rassure là-dessus. »

Suffisant pour rassurer les familles des victimes qui s’élargissent tous les jours ? Pas évident, tant le laisser aller et la vindicte ont droit de cité en Guinée. Une conséquence de l’impunité caractérisée qui est cultivée au pays d’Alpha Condé.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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