Dossier du 28 septembre : deux émissaires de la CPI reçus par Me Cheick Sacko

Alors que le dossier relatif aux violences perpétrées le 28 septembre 2009 au stade de Conakry par les forces de défense et de sécurité a connu une avancée majeure ces derniers mois, une mission de la Cour pénale internationale (CPI) a été reçue ce jeudi 30 mars 2017 à Conakry par le ministre de la Justice Me Cheick Sacko.

Objectifs, s’enquérir du niveau d’avancement de la procédure judiciaire enclenchée par les autorités judiciaires guinéennes et connaître les démarches à mener pour la tenue du procès, annoncée pour l’année en cours, selon le ministre, qui a expliqué aux deux experts de la cour que l’on s’achemine vers la clôture de l’instruction.

Le patron du département de la Justice a indiqué que la Guinée est compétente à juger les auteurs présumés des événements douloureux de septembre 2009. La procédure en cours a permis les inculpation d’une quinzaine de personnes militaires et civiles, membres du gouvernement au moment des faits ou proches du Conseil national pour la démocratique et le développement (CNDD), la junte militaire qui avait pris le pouvoir après l’annonce du décès de l’ancien prédisent de la Guinée le général Lansana Conté en décembre 2008.

Le principal suspect du massacre, l’ex-chef de la garde rapprochée du leader des putschistes, Aboubacar Sidiki Diakité « Toumba » extradé récemment de Dakar où il a été appréhendé après sept ans de cavale, aurait chargé plusieurs personnalités dont certaines qui occupent encore des hautes fonctions au sein du régime actuel. Son avocat espère qu’à l’issue d’un procès équitable son client sera innocenté.

L’ancien président du CNDD Moussa Dadis Camara en exil à Ouagadougou (Burkina Faso) depuis une tentative d’assassinat sur sa personne perpétrée par son ex-aide de camp s’est dit prêt à être entendu par la justice guinéenne ou la Cour pénale internationale au cas où cette dernière se saisissait du dossier.

La visite de cette délégation dans la capitale guinéenne était sans doute une occasion pour faire un état de lieu sur l’évolution de ce dossier dans lequel plusieurs organisations de défense de droits de l’homme se sont constituées partie civile.

Thierno Diallo, Kababachir.com

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