Doumbouya à Emballo : ‘’Il n’est point question d’accepter qu’un quelconque rythme nous soit imposé’’

En Conseil des ministres du jeudi 04 Août où 5 ministres maliens en séjour de travail en Guinée, ont pris part, le Président de la transition a coupé court l’idée selon laquelle il aurait accepté une transition de deux ans, sur la demande du Président en exercice de la CEDEAO.

Pour rappel, lors de la récente visite du Président français, Emmanuel Macron en Guinée-Bissau, le Président en exercice de la CEDEAO, Oumarou Emballo a déclaré lors d’une conférence de presse, avoir obtenu l’accord avec le Chef de la junte guinéenne, une réduction de la durée de la transition à 24 mois au lieu de 36 mois initialement annoncée.

Une sortie qui a été vite démentie par le gouvernement par la voix de son porte-parole, qui avait indiqué que les entretiens ont porté sur le contenu et non la fixée de la durée : « Nous lui avons dit que nous ne faisons pas de fixation sur la durée, mais plutôt sur le contenu du programme de la transition », a déclaré Ousmane Gaoual Diallo, chez nos confrères de Jeune Afrique.

C’est désormais la fin du suspense ! En conseil des ministres, c’est le Colonel Doumbouya lui-même qui répond à Emballo et à l’ensemble de la Communauté internationale.

Pour le président de la transition, rapporte le porte-parole du gouvernement dans son compte rendu, « l’exercice des responsabilités permet de savoir que les reformes sont difficiles à être matérialisées et sont encore d’autant plus difficiles quand elles touchent les objectifs ou les intérêts des politiques. Que les résistances vont se créer et l’opinion manipulée. Le Chef de l’État a invité à la résistance en estimant que si ça ne se passe pas maintenant, il serait quasiment impossible de faire ces réformes structurelles et fondamentales pour le développement de notre pays. Il n’est point question d’accepter qu’un quelconque rythme nous soit imposé. C’est pourquoi, il a fermement invité le gouvernement de continuer à expliquer les 10 actions clés pour un retour à l’ordre constitutionnel. Cela est tellement important que nous devons y mettre un accent particulier et surtout que son contenu soit connu et approuvé par les forces vives de la nation», a indiqué Ousmane Gaoual Diallo, ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat.

Il reste à voir quelle va être la réaction de la CEDEAO, qui menace des sanctions sévères contre la Guinée.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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