Ebola et les conséquences du virus : les chiffres de l’UFR et du BL

L’Union des forces républicaines (UFR) de Sydia Touré et le Bloc libéral de Faya Milimono se prononcent simultanément sur les conséquences économiques du virus Ebola sur la Guinée. A travers des chiffres, ces deux formations politiques expriment leur crainte quant à la croissance.

Pour le BL par exemple, « Ebola va nous coûter au bas mot 1% de croissance pour 4,5% de croissance projetée, selon la loi de finances 2014. A l’évaluation à mi-parcours de la loi de finances, il y avait déjà des contres performances qui avaient été notées, lors du 1er trimestre. L’année dernière, sur un objectif de 5,5% de croissance, nous avions fait mois de 2,5% de croissance. » Et pourtant, la loi de règlement de la même année, avant l’adoption de loi de finances avait fait cas des contres performances. Seulement, note le BL, « Le gouvernement avait justifié cela par les nombreuses manifestations organisées par l’opposition. Ce qui n’est pas vrai. A partir de là, on a projeté pour cette année de 4,5% de croissance. Mais tout porte à croire que les difficultés constatées l’année dernière ont augmenté en ampleur. » Le BL ne rêve pas du tout : « Aujourd’hui, il n’y a plus d’économie. Avec Ebola qui s’ajoute, il va nous couter au moins 1% voire 1,5% de croissance. »

De son côté, l’UFR elle, rappelle tout d’abord que nous avions une croissance économique de l’ordre de 2,5% en 2013, qui est, selon le président de l’UFR, une croissance extrêmement faible pour un pays qui est dans la pauvreté et qui aspire à en sortir. Partant, « Je pense qu’Ebola risque d’amplifier cette situation, à tous points de vue social, économique et sanitaire. Le problème sanitaire on en a beaucoup parlé. Les problèmes économiques que cela va engendrer, on en parle pas du tout. Si je prends les problèmes sur le plan intérieur, nous avons un manque d’activités qui va s’amplifier, dans la mesure où les gens ne peuvent plus communiquer entre eux, ne peuvent plus se déplacer, ne peuvent plus se côtoyer, les marchés disparaissent, les gens vont de moins en mois au bureau, il y a une méfiance car le contact physique est déconseillé. Alors que l’activité est induite par le contact entre les hommes et quand vous le ralentissez, vous ralentissez du coup l’activité économique. » Sydia Touré évoque aussi ce qu’il appelle  »problèmes exogènes ». C’est notamment ces camions qui sont bloqués au niveau des différentes frontières, et l’exportation contribue grandement à la croissance de l’économie. Pour sa part aussi, l’UFR ne rêve pas : « Je pense que l’impact sera extrêmement fort et nous risquons de faire à peine 2% de croissance. » Comment le pays pourra-t-il alors rebondir ? C’est toute la question.

Jeanne FOFANA, kabanews

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