Echéances2020:Issoufou se libère, Alpha en difficulté !


Au regard de la situation politique actuelle et qui couve depuis de longs mois, on est tenté de croire qu’Alpha Condé se met de plus en plus en difficulté et par voie de conséquence il fait face en 2020 à une chaotique transition. Cette donne n’a rien de géomancie, mais tous les jours que Dieu fait, l’opposant historique affiche sa boulimie du pouvoir.

Il est aidé en cela par des sirènes révisionnistes qui n’ont pas encore fini avec la mangeoire qui n’ont pas été de la cour ou qui n’ont rien pu profiter ou encore qui veulent sauvegarder leurs moissons douteuses. Plus de 40 ans de lutte pour la démocratie. Dix ans au pouvoir. Ces atouts auraient dû, en principe faciliter une sortie honorable pour Alpha Condé. Comme le fait si jalousement l’autre pair nigérien : Mahamadou Issoufou. Celui-ci au lieu de se mettre en difficulté, a choisi son dauphin en la personne de Mohamed Bazoum.

Ce ministre nigérien de l’Intérieur est donc désormais le candidat du PNDS (au pouvoir) à la présidentielle de 2021. Mahamadou Issoufou enfonce le clou en désignant, deux ans avant l’échéance, le candidat de son choix à sa propre succession. « Une situation totalement atypique sur le continent, qui interdit au futur sortant tout retour en arrière, mais qui présente aussi le risque de voir une sorte de dyarchie s’installer à la tête de l’État. Est-ce le cas ? Apparemment non. Issoufou et son dauphin, le ministre de l’Intérieur Mohamed Bazoum, qui appartiennent depuis trente ans à la même fratrie politique, se connaissent trop bien pour laisser le moindre grain de sable gripper le scénario qu’ils ont échafaudé ensemble. Ni l’un ni l’autre n’y auraient d’ailleurs intérêt », commente la presse africaine.

Avec ce geste, tout le monde est mis d’accord. La configuration est connue. En Guinée, le RPG tangue. Pas de dauphin charismatique et vaille. Dans la kyrielle des alliés, on indexe Kassory Fofana, alors que les caciques du parti au pouvoir se regardent déjà en chiens de faïence.

En désespoir de cause, Condé estime qu’il faut laisser le temps et les jeux politiques faire le scénario y compris celui de garder le silence sur le 3è mandat qui se profile et dont la majorité silencieuse – pas manipulée – ne saurait être d’accord. Echaudé par ce blocus, Alpha Condé risque de créer le chaos ou tout simplement précipiter son départ. Tout est bien possible. Et le cas soudanais avec El Béchir pourrait bien en inspirer. Sydia demande aux Guinéens de rester vigilants. Dalein invite l’Armée à rester républicain. Le FNDC remobilise les démocrates. Paris et Washington s’opposent et l’expriment. Les options se corsent pour Alpha Condé.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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