Échec au bac 2017 : voici ce que cache l’Etat…

27,15% d’admis sur 95 196 candidats au baccalauréat ! Les chiffres parlent d’eux-mêmes : l’échec est patent. Certains parlent de rigueur revigoré bien payante pour les nouvelles autorités du Pré-universitaires dont les reformes – encore en cours – apporteront certes, du sang neuf au système, mais qui finiront par provoquer des soucis tant au niveau des parents d’élèves qu’au niveau du gouvernement, reconnu pour son maladif manque d’anticipation.

Aujourd’hui, au bac c’est le naufrage. Le ministre K au carré parle du « sérieux, de la rigueur et de la vigilance qui ont caractérisé le déroulement de ces examens », tout en invitant les uns et les autres « au respect de ces résultats.» Le ministre de l’Enseignement pré-universitaire encourage les non admis « à redoubler d’efforts et à toujours penser que le meilleur reste à venir pour celui qui sait tirer les leçons de son échec. »

Derrière ce tableau fait de rigueur, de réforme, etc., se cache une réelle volonté du gouvernement de faire des économies au niveau de l’enseignement supérieur, constituant jusque-là, un goulot d’étranglement pour les finances publiques. Les raisons de l’échec programmé découlent donc de cette manœuvre. In fine, c’est la politique d’extinction des Universités privées qui se dessine en pointillé.

En effet, si des étudiants ne sont pas orientés dans ces écoles privées, celles-ci risquent de fermer les unes après les autres, sauf celles qui sont déjà prêtes à affronter l’aventure ou qui disposent déjà un effectif souhaité. Ces écoles ne sont pas nombreuses, on le sait. Subtilement, l’Etat est donc en train de tuer les Universités privées. Le grand effectif des chanceux admis sera orienté dans les écoles publiques et le menu fretin sera déversé ailleurs.

Alpha Condé qui ne cesse de dénoncer le niveau bas des étudiants guinéens, voire des cadres doit alors se féliciter de ce naufrage qui fait gagner l’Etat. Il y a quelques mois, un député dénonçait : « J’ai toujours dénoncé au niveau de l’Assemblée nationale du fait que le gouvernement guinéen injecte bon an, mal an, 300 milliards GNF dans le financement des bourses des étudiants privés dans les Universités publiques. Nous avons tellement discuté qu’aujourd’hui, au lieu que le gouvernement accorde 300 milliards GNF, il est allé jusqu’à 400 milliards GNF.»

On comprend donc pourquoi l’échec massif : moins une rigueur qu’une volonté de faire des économies et éteindre progressivement les Universités privées.

Rien que cela !

Jeanne Fofana,www.kababachir.com

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