ECOLES GUINEENNES: les cours n’ont pas repris ce lundi

En dépit des propos rassurants que le ministre porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara, a tenus hier sur le petit écran, les écoles guinéennes demeurent paralysées ce matin. A priori, ce lundi devait consacrer le retour de congé. Mais cela coïncidant avec la grève lancée par le syndicat des enseignants, la reprise est donc un rendez-vous manqué. En lieu et place, en plusieurs endroits de la capitale guinéenne, on assiste à des manifestations et des escarmouches entre les élèves et les forces de l’ordre.
Le bras de fer demeure donc entre le gouvernement et le monde des enseignants. Les autorités font le dos rond et se refusent à prendre au sérieux les revendications du mouvement syndical. Ainsi, alors qu’un accord n’était pas formellement obtenu, le ministre porte-parole a demandé la reprise des cours. Y voyant un déni et manque de considération à leur égard, les syndicalistes, de leur côté, avaient ordonné le maintien du mot d’ordre de grève. Et au regard de ce qui se passe sur le terrain, ce sont ces derniers qui semblent l’avoir emporté. Parce que les élèves n’ayant pas trouvé les enseignants dans les établissements, ont pris d’assaut les principales artères de la capitale guinéenne.
Toutefois, l’on nous rapporte que les établissements publics sont les plus affectés par cette perturbation. De fait, au sein de quelques établissements privés, les cours semblent avoir repris. Il faut dire que dans le secteur privé, les enseignants sont liés par un régime contractuel qui les précarise au point qu’ils ne peuvent pas toujours cautionner la grève. Parce qu’ils sont payés au prorata des heures enseignées. Et c’est cette particularité qui fait qu’à la faveur de chaque grève, ceux du secteur public sont enclins à venir perturber les cours dans celui privé.
Anna Diakité, www.kababachir.com

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