Economie-Boké: quand des enfants se lancent dans la recherche des chaussures usées

Dans l’espoir de se procurer du prix de déjeuner, ils sont nombreux les enfants qui, chaque jour, font le tour des quartiers et marchés à la recherche de chaussures vieilles dont le prix du kilogramme varie entre cinq (05) et six (06) mille francs guinéens, apprend-on.

Surpris en train de trier sa recette au quartier Dibya, CU de Boké, Youssouf Bangoura, élève, s’explique:

«Nos parents ne peuvent pas satisfaire tous nos besoins en termes du déjeuner. Donner 1.000 ou 1.500 francs guinéens à un élève pour toute la journée, ne suffit pas. On aura besoin de bien manger à l’école. Mais nos parents sont pauvres. Sinon, ils ont la volonté de nous faire du bien. On comprend cela. Donc, pour nous, la seule façon de les décharger, c’est de se lancer dans cette activité après les classes. Mais nous on sait ce que cela nous rapporte. Si ma chaussure se gâte, ma mère tire le prix d’une autre chaussure de ma réserve…».

A noter qu’à Boké, la collecte des chaussures vieilles est devenue le métier phare de la plupart des élèves, surtout, ceux du primaire.

Mamadouba Camara, correspondant Kababachir.com à Boké

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