Economie-Boké : Un litre d’essence s’achète à 20.000 GNF dans la préfecture

 

Pendant que les stations d’essence manquent de carburant  à la pompe, les vendeurs du marché noir règne en maître absolu sur les détenteurs et conducteurs d’engins roulants, déambulant à travers les stations, quartiers et villages.

A Boké-centre, un bidon de vingt (20) litres d’essence si on en trouve, se négocie entre trois cent cinquante (350) et quatre cents mille (400.000) francs guinéens.

Chez les détaillants ravitaillés par des villageois détenant des réserves, un (01) litre de la même denrée coûte vingt mille (20.000) francs guinéens si on en trouve.

A l’heure, toute négociation liée à l’essence, se fait au téléphone et en secret avant que l’acheteur ne se déplace pour le village.

Une occasion mise à profit par les conducteurs de mototaxis qui, ont à leur tour, ont procédé à augmentation faramineuse du prix des tronçons selon la distance.Le plus petit des trajets est fixé à trois mille (3000) francs guinéens.

Entretenu ce matin au carrefour 100ème rue, un conducteur de taxi moto a mentionné : «A l’heure-là, personne ne doit accuser l’autre. Chacun de nous connait ce qui se passe chez nous. On n’a pas besoin de dire aux passagers de nous comprendre dans nos états actuels. On ne peut pas acheter un litre d’essence à 20.000 FG et qu’on continue à transporter les gens avec 1000 ou 2000 GNF. Ce n’est pas possible…»

«Nous trottons toutes ces distances parce qu’on ne peut pas payer ce que demandent les conducteurs de motos-taxis. Ils ont raison de se comporter ainsi. Ce n’est pas leurs fautes. Nous ne pouvons rien faire pareille situation…», a lâché une femme en provenance du marché centre de Boké pour le quartier 400 bâtiment.

Pire ! Tous les jours, à partir de 20 heures TU, le prix de tous les tronçons vont grimper.C’est à prendre ou à laisser.

Mamadouba Camara, correspondant Kababachir.com à Boké

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.