ECONOMIE : Louncény Nabé admet la dépréciation du GNF

De la part des autorités guinéennes, l’aveu n’est pas la chose la mieux partagée. Pourtant, le gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) s’est plus ou moins livré à un exercice d’aveu à la faveur de la sa dernière sortie médiatique. Il s’agit de sa communication relative à la dépréciation de la monnaie nationale. Il reconnait cette dépréciation et lui trouve des justifications.

Même sortie d’Ebola et relativement apaisée, l’économie guinéenne ne respire toujours pas la santé. Si le prompt redémarrage de certains projets miniers ont conduit, en juin dernier, à revaloriser son taux de croissance à un peu plus de 6 %, d’autres paramètres de cette économie demeurent encore au creux de la vague. C’est le cas de la monnaie qui ne cesse de perdre de sa valeur par rapport aux devises étrangères en général et au dollar en particulier. Conséquence ? L’envolée des prix des denrées de première nécessité qui sont toutes importées de l’extérieur.

Et la situation du franc guinéen est si dégradée par les temps qui passent que le patron de la BCRG a été obligé de l’admettre. Au cours d’un point de presse qu’il a animé la semaine dernière, Louncény Nabé, évoquant ce sujet, a d’abord préféré parler de « l’appréciation du dollar ». Mais n’ayant pas le choix, il a dû se résoudre à reconnaître que cela voulait aussi dire « dépréciation du franc guinéen ». Naturellement, le problème ne viendrait pas la Guinée. Selon le gouverneur, la faute serait surtout imputable à la chute des cours de l’or sur le marché international :

« Nous avons essayé de comprendre les tenants et les aboutissants de cette situation. Il y en a plusieurs, mais il y a une cause fondamentale que nous avons isolée et qui est purement conjoncturelle. Il s’agit de la baisse brutale des cours de l’or sur le marché international. L’or est passé brusquement de 1300 et quelques dollars l’US à moins de 1150 aujourd’hui. Comme en pareil cas, le dollar devient une valeur refuge, particulièrement prisée ».

Anna Diakité, www.kababachir.com

 

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