Education: quel avenir pour le CFP de Boké ?

Créé en 1980 et rendu opérationnel en 1981, avec deux (2) filières notamment, la Maçonnerie et la Menuiserie, le Centre de Formation Professionnelle (CFP) de la préfecture de Boké, comptait un effectif de 27 étudiants dont zéro (00) femme.

En 1998, grâce à la coopération italienne, l’école a bénéficié de nouvelles infrastructures scolaires, composées d’un logement pour le Directeur de l’école, d’un bloc administratif, et 08 salles de classe, u  (01) laboratoire, quatre (04) ateliers à savoir, la Mécanique-auto, la chaudronnerie, la Maçonnerie et la Menuiserie.

En 2001, le département en concert avec la CBG, a créé les filières à savoir, le Brevet de Technicien Supérieur (BTS), le Guide d’accompagnement pédagogique (GAP)opérateur minier. C’est ainsi que le nombre de filière a atteint six (06).

Dans les années 2005, avec le projet d’appui à la mise en œuvre des réformes de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (PAMORETFP), le projet canadien a augmenté le nombre de filières à huit (08) en créant l’Electricité-Bâtiment, la Plomberie sanitaire en formation actuellement.

Disposant d’un groupe pédagogique de trente (30) dont une femme au Secrétariat, le Centre de Formation Professionnelle (CFP) de Boké, compte aujourd’hui, un effectif de deux mille quatre (2004) étudiants dont trois cent soixante-sept (367) filles, selon le directeur, Abdoul Karim Condé.

«Ignorée par la jeunesse d’aujourd’hui, la formation professionnelle permet d’assurer l’indépendance et l’emploi décent aux jeunes. Plus loin, elle outille et sauve ses apprenants  d’une vie parasitaire.», a indiqué M. Condé.

Faut-il souligner qu’au-delà des efforts et sacrifices consentis à cet effet, la Direction du CFP de Boké éprouve d’énormes difficultés liées à l’insuffisance de salles de classe, d’enseignants, d’ateliers, d’équipements, de matière2 (outillage nécessaire pour faciliter la formation pratique des étudiants), bref, d’infrastructures dignes de nom.

Dans cette écolequi, apprend-on, est très limitée dans les recrutements, la demande est supérieure à l’offre. C’est pourquoi, son directeur a précisé que «L’enseignement professionnel est différent de l’enseignement de masse. D’ailleurs, j’insiste sur la formation des formateurs pour varier le contenu des cours dispensés.»

Justement par insuffisance de formateurs aguerris, le Directeur de l’établissementépuise lui seul, 30heures de cours par semaines. Imaginez le reste.

Pour remonter la pente, la Direction du CFP, chaque année, met à profit les vacances pour permettre à ses encadreurs d’apprendre de bonnes techniques auprès de la CBG.

« Nous sollicitons auprès du département de tutelle, l’équipement de notre établissement en électricité, ordinateurs, avec connexion internet haut débit, à l’image de grandes écoles de la sous-région.

Mamadouba Camara, correspondant kababachir.com à Boké

 

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