Education-Boké: des bâtiments de l’Ecole primaire de Gorèye sur le point de céder

 Fondée entre 1958-1959, l’Ecole primaire publique de Gorèye située au quartier de même nom dans la commune de Boké, est composée de six bâtiments dont deux (02) en état de délabrement très avancé depuis des années, selon le directeur préfectoral de l’Education (DPE) Sinè Magassouba.

Déjà, les charpentes, feuilles de tôles et accessoires servant de charme pour lesdits bâtiments datant de l’ère coloniale, ont fini par céder sous la pression des calamités naturelles, apprend-on.

Interrogé sur la situation, le directeur préfectoral de l’éducation (DPE) de Boké, Sinè Magassouba, a indiqué :

En 1958, il n’y avait que ces deux bâtiments qui, malheureusement, n’ont pas bénéficié de rénovation.

«Nous avons consacré tous nos efforts à la réalisation d’autres infrastructures au lieu de s’occuper de la rénovation. C’est pourquoi, ces deux autres édifices sont inoccupés.

Avant Ebola, on avait programmé la rénovation. C’est la Banque Islamique de Développement (BID) qui se chargeait des travaux de restauration. Et vous savez qu’à l’arrivée de la maladie à virus Ebola, nos partenaires essentiels (bailleurs de fonds), nous ont quittés à l’exception des chionis et la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG). C’est le lieu de saluer leur bravoure.

Après l’épidémie d’Ebola, les bailleurs de fonds ont commencé à revenir au pays. A date d’aujourd’hui, la réhabilitation des bâtiments en question, est programmée par la BID. Celui qui a gagné le marché est venu mais, il y avait un peu d’anomalies parce qu’il a voulu se jeter sur le bâtiment sans nous informer et sans qu’on ne prenne connaissance de l’enveloppe financière devant servir à la rénovation. Et cela nous permettrait de contrôler les travaux à fonds. Mais il nous a simplement dit que c’est Conakry qui l’a envoyé. On lui a dit oui, le projet vous est donné par Conakry mais le bâtiment nous appartient.  C’est ainsi il s’est retourné et nous attendons toujours celui qui acceptera de se soumettre aux exigences du contrôle pour faire avancer les choses. Nous voulons que les bâtiments soient rénovés mais avec des critères précis…»

A Boké, ce ne sont plus ces deux (02) bâtiments ayant besoin de coups de pioche.

Faut-il souligner sous l’effet des vents violents, d’autres bâtiments déjà répertoriés, ont cédé à Kanfrandé, à Boké centre.

C’est pourquoi, la DPE a besoin d’aides extérieures pour faire face aux urgences de l’heure.

Mamadouba Camara, Correspondant Kababachir.com à Boké

 

 

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