Éducation : Divergence de vues entre parents d’élèves et fondateurs d’écoles privées à propos des frais de scolarité

Une semaine après l’ouverture des classes, les parents d’élèves et les fondateurs d’écoles privées ne s’entendent toujours pas autour des modalités de payement des frais de scolarité des élèves évoluant dans le privé, au cours de l’année scolaire en cours.

Habituellement, les fondateurs d’écoles privées exigent aux parents d’élèves, en plus des frais d’inscriptions et de réinscriptions, le payement d’une avance de deux mois (octobre et juin) à l’ouverture des classes. Mais cette année, compte tenu du retard accusé dans l’ouverture des classes, les parents d’élèves ont du mal à se comprendre avec les fondateurs d’écoles privées.

Face à la conjoncture économique, et après des longues vacances prolongées en raison du virus Ebola, les parents d’élèves ne comptent pas payés des mois non consommés (octobre, novembre, décembre), encore moins le mois de janvier. Certains parents d’élèves attendent toujours le début du mois de février pour inscrire leurs enfants, histoire d’avoir quelque sous à la fin du mois et éviter de payer le mois de janvier. Une démarche que les fondateurs d’écoles privées n’entendent pas de même oreille.

Dans certains établissements d’enseignement privé, on veut maintenir le statuquo, en dépit des difficultés économiques que traverse le pays. A défaut d’exiger les 3 mois passés, certains fondateurs jurent mordicus de faire payer aux parents d’élèves le mois de janvier pour faire face aux charges courantes, en particulier le personnel enseignant, qui est resté longtemps au chômage technique, au risque de perdre certains d’entre eux.

Face à cette divergence de vues, le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Dr Ibrahima Kourouma, veut trancher.

Selon des sources bien introduites, le ministre aurait annoncé que l’année scolaire 2015 s’étendra sur six mois, allant du 19 janvier au 31 juillet 2015. Ceci dit, les parents d’élèves n’auront à payer que les 6 mois de cours.

Toutefois, dans certains établissements d’enseignement privé, certains fondateurs d’écoles privées comprenant la conjoncture économique à laquelle la Guinée est confrontée, comptent offrir le mois de janvier pour que le payement commence à partir du mois de février. C’est le cas de la plupart des fondateurs d’écoles privées à Kindia, une ville située à 137 km de Conakry, où les fondateurs et les parents d’élèves se sont accordés sur un allègement des frais de scolarité.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

  1. […] Éducation : Divergence de vues entre parents d’élèves et fondateurs d’écoles privées à pro… […]

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.