ÉDUCATION: quid de la reprise de ce lundi?

 
En congé forcé depuis le 1er février 2017, les élèves guinéens (élémentaire et secondaire) ne savent pas s’ils reprendront les cours ce lundi 13 février. Les autorités par la voix du ministre porte-parole du gouvernement, annoncent certes la reprise. Mais du côté des syndicalistes de la Fédération syndicale des professionnels de l’éducation (FSPE) et du Syndicat libre des enseignants et des éducateurs de Guinée (SLEEG), on dit camper sur ses positions.
S’invitant dans le JT de la RTG de ce dimanche, Damantang Albert Camara s’est exprimé sans conviction. Se bornant à assurer que les négociations entre le gouvernement et le syndicat ont bien avancé, il a demandé aux enseignants et aux élèves de reprendre le chemin de l’école. Mais ne se faisant aucune illusion, il sollicite des élèves qu’ils ne cèdent pas à la violence au cas où ils ne trouveraient pas d’enseignants dans les établissements.
Une telle intervention coïncide avec une promesse de durcissement du mouvement de grève par les syndicalistes. Ces derniers reprochant au président de la République sa sortie empreinte d’une certaine intransigeance, sont décidés à poursuivre le débrayage jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. En effet, réagissant au sujet de cette grève, le chef de l’Etat a tout simplement écarté l’hypothèse d’un recrutement des contractuels ayant échoué au dernier concours d’intégration à la fonction publique. De même, il n’envisage pas non plus de céder à la revendication relative au statut particulier que réclament les grévistes.
Du coup, on a l’impression que c’est un bras de fer qui se met en place entre le professeur et les enseignants guinéens.
Anna Diakité,www.kababachir.com
Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.