Élections communales : Encore des incertitudes autour de la date du 18 décembre

Après l’annonce par la CENI, d’une nouvelle date pour les élections communales et communautaires, l’opposition guinéenne exprime des inquiétudes. Il s’agit, selon les opposants,  d’un choix unilatéral de l’institution chargée d’organiser les élections en Guinée, d’autant plus que les partis politiques n’ont pas été associés aux discussions et des contraintes juridiques et financières demeurent encore.

« Il s’agit d’une date qui, à notre avis, est encore indicative puisque les obstacles et les contraintes d’ordre administratif, d’ordre financier et d’ordre juridique ne sont pas encore levés à ce jour. On a parlé d’un gap de 50 milliards de francs guinéens qui manquait au budget de la CENI pour organiser des élections et qui va être comblé par les partenaires techniques et financiers, notamment l’Union européenne. Mais, même ce montant de 400 milliards, eux ils considèrent ça déjà comme acquis, c’est un montant qui est libéré dans la loi des finances de 2016, il n’est pas encore mis à la disposition de la CENI. », a fait remarquer Aboubacar Sylla chez nos confrères de guineematin.com

De son côté, le leader du Bloc Libéral, arrivé 4ème à la dernière présidentielle voit de la fixation de cette date « une fuite en avant » de l’institution chargée d’organiser les élections en Guinée.

Pour Faya Millimono, tous les acteurs du processus électoral n’ont pas été associés au choix de cette date, c’est une décision unilatérale de la l’institution chargée d’organiser les élections en Guinée :

« Ce n’est pas d’une manière unilatérale qu’on va fixer la date d’une élection. Il y a eu une date qui a été fixée à la suite du dialogue qui a aboutit à des accords mais qui n’a pas été respectée. Si elle (la CENI : ndlr) a une date à fixer aujourd’hui, la modestie veut qu’elle se retrouve avec les parties prenantes au processus. Mais, cette CENI se croit maintenant tout permis. Ce qu’on peut dire, c’est de laisser le mouton courir, il se fatiguera », a-t- estimé.

A noter que le montant de la caution est fixé à 10 millions de francs guinéens pour les communales urbaines et 5 millions pour les communes rurales.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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