Élections communales : Un report du scrutin est inévitable !

Alors que le document portant amendement du code électoral, conformément à l’accord du 12 octobre, est déjà sur la table des députés de l’Assemblée nationale, il y a encore des interrogations autour du respect de la date du scrutin communal, initialement annoncée pour le mois de février 2017.

Déjà, les partisans de l’accord du 12 octobre affichent un air d’espoir quant à son adoption au cours de la reprise de la session parlementaire:

« Nous sommes certains qu’avec des députés qui sont issus du RPG-arc-en-ciel et du groupe des libéraux démocrates, on a aucun problème à obtenir les 76 députés pour qu’il y ait une vraie volonté politique pour appliquer effectivement les dispositions de cet accord », soutient Aboubacar Sylla., porte-parole de l’opposition républicaine.

Mais à la question de savoir si la date de février 2017 est tenable pour le scrutin communal, le député de l’opposition n’y croit pas du tout: « Nous sommes dans une situation ou les multiples retards, entraînent nécessairement une révision du calendrier électoral. Parce qu’il va être difficile maintenant de tenir le scrutin local au mois de Février prochain. Nous le déplorons. Il s’agit d’une première violation des dispositions de cet accord », déplore Aboubacar Sylla.

Parce que, justifie le leader de l’UFC, « Il faudra ajouter à ce délai, le délai de transmission au Président de la République pour la promulgation. Une fois approuvé par l’Assemblée, il faut dix jours pour que le Président le promulgue. Mais puisqu’il s’agit d’une loi organique, il a besoin de le transmettre à la Cour constitutionnelle pour vérifier sa constitutionnalité. Et l’institution dispose d’un mois pour statuer à moins qu’on demande expressément à la Cour de raccourcir le délai. Au plutôt, ça sera fin Janvier ou début Février que ce code électoral va être effectivement promulgué afin qu’il soit applicable », fait remarquer Aboubacar Sylla.

Au même moment, les contestataires de l’accord politique du 12 octobre, réunis autour du Front Uni pour la Défense du droit des citoyens, multiplient les démarches pour empêcher l’adoption d’un tel projet de loi, qui à leurs yeux, constituent une menace sérieuse à la liberté des citoyens et à la démocratie.

Pour rappel, l’accord politique du 12 octobre prévoit la désignation des Chefs des quartiers et districts, en fonction des résultats du scrutin communal.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

 

 

 

 

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