ÉLECTIONS LOCALES: Et si Alpha Condé n’en voulait pas ?

 
A priori, le fait qu’Alpha Condé ne s’empresse pas d’organiser les élections locales, n’est pas nécessairement une nouvelle. Cela est un secret de polichinelle. Seulement, par le passé, il avait toujours usé de subterfuges subtils. Mais avec l’attitude que nous apprenons du général Bouréma Condé à l’égard des missions que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) aurait dû déployer depuis le lundi, il semble avoir changé d’approche. Désormais, les manœuvres sont plus directes, voire flagrantes. Au point que gênée, la CENI ne peut que s’en plaindre.
Selon la planification de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), des missions d’actualisation des bureaux de vote devraient être sur le terrain, notamment à l’intérieur depuis le lundi dernier. Suite à un atelier de formation que les agents de la CENI ont suivi, ils devaient se rendre dans les différentes circonscriptions, en vue de la correction des anomalies qui, dans certains cas, font que les électeurs sont éloignés des bureaux de vote. Ils devaient, pour cela, se faire accompagner de techniciens informaticiens en charge de répercuter les changements dans la base de données. Les missions étaient donc fin prêtes.
Mais au dernier moment, l’organe en charge de piloter les élections en Guinée apprend de ses démembrements qu’en raison d’instructions directement venues du général Bouréma Condé, les administrateurs territoriaux refusent de prendre part au travail d’actualisation des BV. A la CENI, la surprise le dispute à l’incompréhension. D’autant qu’au sein du gouvernement, le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation est le département partenaire en matière d’organisation des élections. Depuis, une plénière a eu lieu pour savoir comment réagir ? Et selon nos informations, une des pistes préconisées a été d’envoyer une note d’information du ministre du MATD. Ceci étant, il est également envisagé, au cas où l’attitude du général Bouréma Condé perdurerait, que l’opération se fasse sans les administrateurs territoriaux.
En tous les cas, c’est là la preuve, s’il en était besoin, que les autorités guinéennes ne sont pas enthousiastes à l’idée de faire organiser les élections locales. Celles-là mêmes qui auraient se tenir avant la présidentielle de 2015.
Anna Diakité, www.kababachir.com
 
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