ELECTIONS LOCALES : La CENI sur l’étape du redécoupage électoral

Si très peu de personnes croient à la tenue effective des élections locales en octobre prochain, conformément au calendrier proposé par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), cette dernière en revanche, ne chôme pas. Ainsi à peine l’atelier Bridge à l’intention des médias terminé, l’instance passe à l’étape du redécoupage électoral, autrement une nouvelle cartographie destinée à rapprocher les bureaux de vote des électeurs. Une étape cruciale à l’exécution de laquelle les partis politiques devraient accorder toute l’attention requise.

Accompagnés de techniciens informatiques, les agents de la CENI en charge de cette opération dite aussi d’actualisation de la cartographie des bureaux de vote, sont sur le terrain depuis hier. Concrètement, ils ont notamment pour mission de procéder à la correction d’anomalies constatées lors du processus électoral de 2015. Autrement, faire en sorte que des électeurs qui avaient été, par inadvertance, sortis de leur zone soient ramenés. En outre, la mission a le mandat de rattacher les bureaux de vote aux secteurs et non aux quartiers, comme c’était jusqu’ici le cas. Si nécessaire, cette opération devrait se traduire par une augmentation du nombre de bureaux de vote à l’échelle nationale, car l’objectif fondamental est de faire en sorte que tout électeur potentiel soit mis dans les conditions qui lui permettent de s’acquitter de son devoir civique.

En raison de la nature spéciale des élections locales et des réformes administratives auxquelles elles appellent, les responsables tiennent cependant à faire la distinction entre le découpage électoral et celui administratif.

Par ailleurs, le fait que cette opération ne fasse pas l’objet du moindre commentaire de la part des acteurs politiques est une anormalité. De deux choses : soit ils ne sont pas associés, soit ils s’en désintéressent naïvement. Dans les deux cas, le problème demeure. Car du degré d’adhésion des compétiteurs au résultat de ce redécoupage, dépendra en partie l’acceptation des résultats qui seront issus des urnes. Mais on a l’impression que la seule chose qui intéresse les politiques en Guinée, c’est l’élection. En oubliant que cette dernière est l’ultime étape d’un long processus.

Anna Diakité, www.kababachir.com

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.