Les élections locales, compromises !

L’organisation des élections locales pourrait être envoyée pour la semaine des quatre jeudis. Plus personne ni même le chef de file de l’opposition ne savent quand ces élections seront tenues. Un député de l’UFDG croit dénicher la manœuvre.

Pour Gaoual Diallo Alpha Condé a des stratagèmes. Et il l’explique au micro de nos confrères : « Alpha Condé ne va jamais organiser des élections communales. Prenez ça comme argent comptant. Ce qu’il veut, c’est que le mandat des députés arrive à expiration en 2019. Il organise des élections, organise une fraude électorale et s’empare avec les 2/3 des députés de l’Assemblée nationale. Et après il va dire qu’on va passer à la modification de la constitution, pi titi patata pour rester au pouvoir. »

Faya Milimono n’est pas du même avis. Le patron du BL lui pointe du doigt, les deux formations politiques les plus en vue : le RPG et l’UFDG. L’UFR, elle accuse le parti au pouvoir et ses alliés. Au regard donc de ce retard, des voix s’élèvent pour proposer le couplage. Une option qui ne rassure pas le parti de Dalein Diallo. Là-bas, on exclue le couplage pour une raison évidente : « Dans le Code électoral, la durée de mandat dans les quartiers est fixée pour 4 ans, la Commune pour 5 ans. Même si vous arrivez à les coupler cette année, la prochaine fois, vous ne pourrez pas parce que les mandats ne finissent pas au même moment. »

Pour Aliou Condé de l’UFDG, « Il faut faire en sorte dans un premier temps qu’on réussisse à mettre ensemble les communales et les districts, plus tard, coupler la présidentielle et les législatives, comme cela se fait ailleurs. Cela, pour qu’on ait au maximum deux élections dans un cycle de cinq ans. »

Allons donc et tournons en rond. Le temps de distraire

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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