Elections truquées : les aveux d’Alpha Condé

« On ne peut pas reprocher à l’UFDG de n’avoir pas accepté des verdicts insensés de nos juridictions. En 2010, en 2013 et en 2015, le coup KO, qui n’avait rien d’une élection, on s’est calmé, mais cette fois-ci, pour les élections locale, il faut vous mobiliser. »

Cette sortie de Dalein Diallo vient de trouver ses échos au RPG et à travers la voix la plus autorisée : Alpha Condé. Celui-ci, en cherchant la patience de son opposant, mais surtout les voies et moyens de faire redescendre l’adrénaline, fait ses aveux qui tournent autour des fraudes massives qui le maintiennent encore au poste.  « En 1993, tout le monde sait que j’ai remporté la présidentielle (…). Mais j’ai laissé Conté garder le pouvoir. Parce que je ne voulais pas qu’on tue des gens pour que je vienne au pouvoir », témoigne Alpha Condé, oubliant qu’il n’est pas obligé de suivre la pratique qu’il a trouvée : le détournement des urnes et des voix. Lui qui a lutté pendant des décennies pour l’instauration de la démocratie en Guinée.

D’ailleurs, Dalein Diallo y voit des contrevérités : «Notre droit le plus absolu, c’est d’exiger par tous les moyens légaux, la restitution de ce qui nous a été arbitrairement enlevé. Nous n’allons pas suivre le conseil d’Alpha Condé quand il était dans l’opposition. Lui, qui suggérait de prendre des armes si les élections sont volées. Nous avons décidé de ne pas prendre les armes contre notre peuple comme lui, il l’a fait en 2000 » Et Alpha Condé d’étayer : « Des militaires sont venus me dire qu’ils me soutiennent. Je suis allé dans les mosquées dire que je ne prendrai pas le pouvoir pour gouverner des cimetières. »

Dalein doit comprendre par-là que le président plaide pour une patience… Sera-t-elle acceptée, alors que des crises postélectorales ne font que commencer, à partir de ce lundi 26 février ? Pas moins sûr.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.