Elevage et protection animale : Tall (UFR) s’en va comme il est venu

Il aura été rarement vu en pleine activité liée à l’Elevage et à la Protection animale, durant ses années passées à la tête de ce département sous l’estampille de l’UFR de Sydia Touré. Un passage à vide pourrait-on dire mais un passage qui a tacheté la troisième formation politique, l’UFR. Mohamed Tall s’en va de son département comme il est venu. En toute discrétion, presque sans résultat.

Du moins si l’on tient compte du discours de la section syndicale : « L’Elevage a souffert ces dernières années de manque de projets et de programmes de développement susceptibles de donner une image attrayante au point qu’il est aujourd’hui rejeté. Absence de collaboration entre le ministre sortant et le personnel, créant ainsi une atmosphère invivable dans tout le secteur. Permettez-moi, monsieur le ministre (entrant) de vous féliciter pour la marque de confiance dont vous avez bénéficié de monsieur le président de la République, le professeur Alpha Condé. Le ministre sortant que vous avez l’honneur de remplacer n’a pas pu, durant son passage, mobiliser les travailleuses et travailleurs autour de l’idéal de développement du secteur de l’élevage qui représente la deuxième activité du monde rural, après l’agriculture, secteur de croissance. Plusieurs négociations engageant les travailleurs et travailleuses, à travers la section syndicale n’ont jamais abouti, en raison des difficultés de collaboration. »

Le Dr Karim Bangoura, secrétaire général de la section syndical n’aura pas été tendre. Mais il n’a fait que rapporter les tristes réalités du terrain. Malgré tout, Mohamed Tall lui 30 mois après sa prise de fonction accuse le manque d’intérêt que l’Etat a pour le département. Pour lui, ce secteur « contribue à hauteur de 4,7% du PIB et 20,4% du PIB agricole selon les chiffres de 2015. Cependant, les ressources publiques qui lui sont alloués représentent moins de 30% du total affecté au secteur agricole, et (tenez-vous bien) 0,0003% du budget national. » Il n’avait que démissionner. Tout bonnement.

Oyé Guilavogui a quant à lui bien compris. Autant faire un bond dans un département juteux. Même si, le ministre entrant tranche : « Il n’y a pas de petit ministère. Quand on veut travailler, on travaille pour sortir le pays des difficultés qu’il rencontre dans tous les secteurs. Donc, je ferai ce que je peux pour le pays au niveau de ce ministère tant que j’y serai. »

 

On verra bien.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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