Élie Kamano candidat à la mairie de Matoto : «C’est un groupe de jeunes est venu me rencontrer»

À la surprise générale, le regaeman Élie Kamano, très engagé dans ses textes, a annoncé le 15 novembre dernier lors d’une conférence de presse sa volonté de se porter candidat aux élections communales  dans la commune de Matoto, la plus grande commune de Conakry. Selon le jeune artiste, son engagement s’exprime par son envie d’aider la jeunesse en participant au développement de cette commune qui l’a vu grandir. «J’étais chez moi quand un groupe de jeunes est venu me rencontrer. Un groupe de jeunes qui se fait appeler la JEOMA (Entendez : la Jeunesse s’organise maintenant pour son avenir). Ils m’ont rencontré et m’ont fait savoir qu’ils voudraient me présenter comme candidat indépendant aux élections communales», a-t-il raconté.

Jouissant d’une grande popularité auprès des jeunes, Élie Kamano estime qu’il a toutes les chances d’être élu à la tête de la mairie de Matoto. S’agissant du quotidien de la population, il a rappelé les problèmes majeurs auxquels les Guinéens sont confrontés ; énumérant le manque d’écoles publiques, d’hôpitaux et d’autres infrastructures de base. «Déjà, au niveau de l’éducation, l’État a démissionné, les parents d’élèves ont démissionné, j’avoue que les écoles d’aujourd’hui se trouvent dans des conditions déplorables et lamentables, l’hôpital de Matoto se trouve dans des conditions déplorables, les marchés créent des embouteillages (…) C’est visible ce qui se passe en Guinée», a souligné M. Kamano.

D’après le chanteur, Matoto a besoin de rénovation, afin «d’être au premier rang». Il n’a pas manqué de rappeler les places importantes qu’occupent les secteurs de l’éducation et de la santé dans le développement d’une localité. S’il est élu maire, Élie Kamano promet de doter Matoto de deux ambulances, des sapeurs pompiers, et d’instaurer une opération «Djougoufaga» au cours de laquelle ce sont les hommes qui partirons, une fois par mois, au marché pour vivre l’expérience des femmes, connaître leurs souffrances.

Quant aux poids de ses adversaires politiques, il se dit confiant pour la suite de sa candidature. «Moi, je ne tiens pas compte des autres candidats, je tiens compte de mes atouts et de mes acquis. Donc, je ne calcule pas mes adversaires, ce que je sais c’est que je vais faire un travail de terrain, je vais rencontrer les populations à la base», a-t-il indiqué, avant d’admettre que les résultats peuvent être en sa défaveur, «car dans ce pays tout est possible».

Thierno Diallo, Kababachir.com

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