Elon Musk, l’homme le mieux payé du monde

Les actionnaires de Tesla ont voté un plan de rémunération qui pourrait lui rapporter 56 milliards de dollars sur dix ans.

56 milliards de dollars, c’est le salaire astronomique que pourrait toucher, sur dix ans, Elon Musk, en tant que patron de Tesla. De quoi se payer 12 porte-avions au prix catalogue ou, pourquoi pas, 207 Neymar ! Les actionnaires du constructeur américain de petits bolides électriques viennent en effet de valider à une large majorité la rémunération du prince des geeks.

Pas de salaire fixe pour celui qui a également créé Paypal et Space X, mais des stocks option qui seront débloquées par étape -douze au total- en fonction, pour l’essentiel, du cours de bourse de Tesla. Alors que la capitalisation actuelle est déjà de 51 milliards de dollars (plus que General Motors qui produit pourtant 125 fois plus de voitures), le premier palier est fixé à 100 milliards de dollars, le deuxième à 150 milliards, etc. Et ce n’est que si ce physicien de formation à la carrure d’athlète parvient à atteindre les 650 milliards de dollars qu’il pourra débloquer l’ensemble de ses bonus.

 Des prétentions très ambitieuses

Un objectif qui peut sembler démesuré : la capitalisation boursière de l’actuel premier constructeur automobile mondial, Volkswagen, n’est « que » de 77,6 milliards de dollars. Si Elon Musk parvient à relever le challenge, Tesla rejoindrait alors les mastodontes Apple, Amazon, Alphabet (ex-Google), ou encore Microsoft, qui tendent vers les 1000 milliards de dollars de valeur boursière. Cela ferait également de lui le patron le mieux payé de tous les temps. A titre de comparaison, le patron automobile le mieux rémunéré au monde, Mike Fields, PDG de Ford, a gagné près de 20 millions de dollars en 2017. Une différence abyssale qui a fait grincer des dents. *

« Au vu de l’ampleur de la rémunération, nous estimons que la perte est grande pour les actionnaires », a ainsi dénoncé Anne Sheehan, du fonds de pension californien CalSTRS, qui détient 0,15% du capital du constructeur californien. Si la grande majorité des porteurs de titre Tesla ont validé de tels bonus, c’est qu’ils savent que l’actif le plus précieux de l’entreprise n’est autre que Musk lui-même. Un génial VRP de l’innovation capable de subjuguer les investisseurs et de faire de ses collaborateurs des moines soldats au service de sa cause. Reste qu’avant de dynamiter le cours de Tesla, notre homme devra d’abord régler les importants problèmes de production rencontrés depuis des mois sur les chaînes de montage de la Model 3, une berline vendue environ 35000 euros. Un prix (relativement) abordable qui doit faire passer Tesla du statut de marque pour happy few à celui de nouveau géant de l’automobile mondial.  

 

 

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