Embalo, le « parler cash » : cauchemar des autocrates

Il est décrit comme un homme atypique dont le « parler cash »,
sans langue de bois détonnent dans le club policé des
présidents du continent, pour l’essentiel opposants historiques
devenus vite des despotes, tyrans sous les tropiques.

Cissoko Embalo, ce polyglotte aussi à l’aise en français, en
espagnol et en anglais qu’en portugais n’est pas de ceux
plaident pour une présidence à vie, encore moins une gestion
chaotique du pouvoir en Afrique de l’Ouest. Il est donc devenu

aujourd’hui, le cauchemar des autocrates, le clan d’Alpha Condé
et Cie. C’est que le président bissau-guinéen, dans une sérénité
inaltérable s’est déclaré favorable à la condamnation du coup
d’État au Mali, tout en ajoutant, selon JA que la Cedeao devrait
adopter la même attitude pour « tous les coups d’État ». Et de
lâcher que, selon lui, « les troisièmes mandats » étaient
également des coups d’État. Cette déclaration a dû donner des
sueurs dans le dos de Condé, Ouattara et les autres nourrissant
le secret espoir de rempiler au prix du sang.

Pour sa part, Ouattara, mal à l’aise, voulant reprendre la main,
s’est permis un paternalisme mal placé en appelant le président
Umaro Sissoco Embaló, né le 23 septembre 1972 à Bissau
« fiston ». Comme en pareille circonstance, personne ne
souhaite être rabaissé, l’intéressé réplique : « Il n y a pas de
fiston ici… Il y a des chefs d’Etat qui sont tous égaux… » C’est
sûr que l’autre autocrate vieillissant qui rêve d’un 3è mandat
s’est offusqué mais, n’avait aucun droit d’y fourrer son nez. Le
président Umbalo Général de brigade et issu du Mouvement
Alternative Démocratique est à a tête de la République de
Guinée-Bissau depuis 2020. Il entend jouir pleinement de son
rôle.

Pour rappel, précise-t-il, « À l’âge de 18 ans, j’ai fait mon
service militaire. Je suis resté dans l’armée et j’ai obtenu une
bourse pour étudier au Portugal. J’ai passé une licence en
relations internationales à l’Institut supérieur de sciences
politiques et sociales de Lisbonne. J’ai ensuite eu une autre

bourse pour passer un master et un doctorat, en Espagne, et
suivre des cours au Centre d’études supérieures de la Défense,
à Madrid. Puis je suis parti en Israël, où j’ai rejoint le Centre
d’études stratégiques internationales de Tel-Aviv. »

Comme quoi, le général veut inscrire sa page. Mais, pas avec
des tyrans. Il l’a fait savoir.

Advienne que pourra !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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