Embuscade à Tokounou : ‘’Pourquoi les agents de sécurité ont disparu’’ s’interroge Gaoaul

Comme annoncé précédemment, le cortège du candidat de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo a été empêché dimanche 11 octobre à accéder à la ville de Kankan, où il devait tenir un meeting dans le cadre de la campagne électorale pour le scrutin présidentiel du 18 octobre prochain.

 Obligé de rebrousser chemin, Cellou Dalein Diallo et sa suite sont enfin revenus à Mamou, où il se trouve en ce moment.

Face à cette situation survenue à une dizaine de kilomètres de Tokounou, Ousmane Gaoaul Diallo, invité chez nos confrères d’Espace fm, s’interroge sur le rôle et la responsabilité des agents des forces de l’ordre dans ces incidents.

Selon le responsable de la Communication de l’UFDG, « Il y a un ministre en charge de la sécurité qui a normalement commis un véhicule de la police pour sécuriser le président de l’UFDG. Il y a un ministre en charge de la Défense qui a commis un véhicule de la gendarmerie pour protéger le chef de file. Comment se fait-il que quand il y a embuscade les gens-là ne sont pas là ils ont déjà disparu depuis Kissidougou? Ils ont abandonné le cortège, c’est-à-dire qu’ils ont déserté la mission et c’est aux ministres de nous expliquer. C’est aux ministres de nous expliquer pourquoi les gens qu’ils ont commis à la sécurité du chef de file ont abandonné le cortège pour prendre une autre direction ? », s’interroge l’ancien parlementaire.

A la question de savoir si cette attaque contre le cortège de Dalein est la réponse à celle perpétrée récemment en Moyenne Guinée (Dalaba et Labé), contre le Premier ministre, Oui Gaoual tente de recadrer le débat :

«  Ça ne peut pas être une réponse parce que quel que soit l’auteur de ce qui est arrivé à Labé et Dalaba c’est à l’État de réagir. Il ne faut pas rentrer dans ce genre de réaction, lorsqu’il y a la délinquance dans une nation, c’est à l’État, à la justice et à la police de réagir, c’est pas à des individus. Il faut arrêter de faire ce type d’amalgame, quelle que soit la victime. Si demain vous vous dites quelque chose qui ne me plaît pas et si je devais me venger de vous, c’est à l’État de réagir », a-t-il martelé l’ancien député qui appelle à ses partisans  çà a sérénité.

« Les militants de l’UFDG n’ont qu’à garder la sérénité envers leurs prochains. Il y a des difficultés, les auteurs de ces problèmes nous les connaissons, ils disent suffisamment de choses publiquement qui sont gardées, archivées, démontrées dans les instances compétentes et nécessaires. Que personne ne vienne dire je vais venger Cellou Dalein. Nous appelons les militants à poursuivre tranquillement la campagne dans un esprit républicain. Notre slogan c’est d’unir les Guinéens pas les diviser »

Alfred Bangoura, www.kababachir.com

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