En Birmanie, « Génération Z » se dresse contre les militaires

En première ligne de la contestation contre les militaires, se trouve « Génération Z ». Il s’agit de jeunes qui aspirent à vivre enfin dans une démocratie.

En Birmanie, la rue maintient toujours la pression sur la junte qui a pris le pouvoir au début de ce mois de février. Des milliers de manifestants étaient une nouvelle fois dans les rues ce mercredi pour dire non au coup d’Etat militaire.

En première ligne de la contestation, se trouve « Génération Z ». Ce sont des jeunes de moins de 30 ans. Parmi eux, des médecins, des infirmières, des artistes, des employés de banque et de chemin de fer, des enseignants, des élèves ou des étudiants. Pour eux, il s’agit de défendre leur avenir. 

Prêts à tout pour la démocratie

« Génération Z », un terme pour désigner la dernière tranche d’âge à avoir atteint le stade de la maturité politique.

Ces jeunes ont en commun de n’avoir quasiment pas connu les régimes militaires qui ont dirigé la Birmanie. Ils ont grandi dans le mouvement démocratique enclenché en 2010 avec la libération d’Aung Sang Suu Kyi, suivi de l’autodissolution de la junte militaire, après quarante-neuf ans de dictature.

Dans le combat pour restaurer la démocratie, ces jeunes de la « Génération Z » peuvent compter sur plusieurs célébrités, notamment des acteurs de cinéma, des musiciens et des blogueurs qui participent aux manifestations actuelles. 

Les exilés birmans de Thaïlande et des Etats-Unis jouent également un rôle important en soutenant les protestations sur les médias sociaux.

Cela fait désormais plus de deux semaines que les manifestations se poursuivent. De nombreuses banques sont fermées, les aéroports fonctionnent au ralenti, les trains sont à l’arrêt et les ports sont presque vides.

Cependant, la campagne de désobéissance civile frappe plus la population que l’armée. Celle-ci peut en effet compter sur ses propres banques, ses écoles et ses hôpitaux.

« Il faut une stratégie réfléchie »

Commentant les manifestations actuelles dans le New York Times, le politologue Min Zin, qui a rejoint les manifestations de 1988 à l’âge de 14 ans, avant de s’exiler, estime que « La pression de l’opinion publique ne peut à elle seule conduire à une véritable transition politique. Sans une stratégie réfléchie pour atteindre des objectifs concrets, nous finirons, dit-il, toujours tôt ou tard du côté de la répression et sous une forme ou une autre de régime militaire« .

Le succès de cette mobilisation pourrait dépendre aussi de l’amélioration de l’organisation et de la coordination du mouvement de protestation.
 Source: dw.com

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