En lieu et place de 40% rétroactifs, le gouvernement annonce 10%

On n’est loin de connaitre la fin de la grève du SLECG : en lieu et place des 40% demandés et devant être rétroactifs, le gouvernement annonce en cette fin de semaine 10% d’augmentation de salaire, déjà appliqués sur ce mois de février finissant.

Il n’en fallait pas plus pour hérisser les poils d’Aboubacar Soumah sur mosaïque Guinée: «Nous, nous avons demandé le payement de 40% avec effet rétroactif et c’est justement le protocole que nous avons rejeté faisant état du payement de 10% à la fin de ce mois de février, donc c’est ce protocole qu’ils ont mis en application, alors que ce protocole est contraire à la revendication des enseignants. C’est pourquoi, nous nous inscrivons fondamentalement contre ce communiqué qui n’a aucun effet pour nous. Nous, nous avons estimé que l’État ne veut pas faire face à nos revendications. »

 Ceux qui s’attendaient à une fumée blanche ce week-end risquent de déchanter. Certes, le gouvernement demande – comme toujours en pareilles circonstances – aux parents d’élèves de laisser leurs enfants reprendre le chemin de l’école. En rassurant :   « Toutes les dispositions sont prises pour sécuriser les écoles afin que les cours se tiennent dans les meilleures conditions. »

Au même moment, le camarade Soumah, voulant éviter tous accrochages demande aux parents de garder leurs enfants à la maison : « Tant que ce que nous avons demandé n’est pas payé nous n’irons pas en classe et en plus nous demandons aux parents d’élèves de toujours continuer à garder leurs enfants à la maison parce que ce communiqué du gouvernement n’aura aucun effet sur les enseignants, il ne peut pas nous influencer. Ce communiqué ne fera que nous radicaliser dans notre position. »

Cette confusion risque davantage de créer le désordre et certainement de morts. Surtout avec les forces de maintien d’ordre à la gâchette facile. Ce lundi donc sera absolument perturbé. D’un côté on marche à Kaloum pour que les cours reprennent, le même jour, on promet ville morte pour protester contre la fraude massive orchestrée au cours du scrutin du 4 février. De l’autre côté encore, le SLECG maintien son mot d’ordre de grève. Simultanément, l’UGTG entame sa grève. Aucune négociation, pour l’instant en tout cas n’est en cours.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

 

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