Enième relance du dialogue politique : pourquoi croire à Condé ?

On ne sait pas si cette fois-ci Alpha Condé respectera ses engagements avec les leaders politiques, notamment avec Dalein Diallo. En tout cas, du côté du pouvoir, on évoque « des échanges francs et fructueux relatifs à la situation intérieure en général et à la crise post-électorale en particulier ».

Sur le discours tenus, on peut aisément croire au chef de l’Etat. En effet, il dit être favorable entre autres de : de privilégier le dialogue et la concertation pour régler toutes les divergences dans la vie politique nationale ; de demander au Comité de suivi de l’Accord politique d’octobre 2016 de trouver une solution au différend électoral. C’est ainsi que le président a demandé au comité de suivi de mettre en œuvre avec diligence l’Accord politique d’octobre 2016, notamment : l’adoption de la nouvelle loi sur la CENI à la prochaine session des lois de l’Assemblée nationale ; l’audit et l’assainissement du fichier électoral avant les prochaines élections législatives ; de tout mettre en œuvre pour identifier les différents responsables de toutes les violences qui ont entrainé mort d’hommes et causé d’importants dégâts matériels, qui qu’ils soient, afin de les traduire devant les cours et tribunaux du pays ; d’apporter une assistance aux victimes et à leurs familles, nonobstant les indemnisations légales.

Un peu précautionneux, Dalein Diallo déclare : «J’attends de voir. » Et d’ajouter : «Avec M. Alpha Condé, il faut attendre de voir, tu ne peux pas, ne doit pas le juger sur parole, tu dois le juger sur l’acte. Est-ce qu’il est de bonne foi, lorsqu’il demande au comité de suivi d’examiner nos réclamations, nos recours liés aux élections locales, est-ce qu’il est sincère, est-ce qu’il est de bonne foi, on le verra, parce que rien ne se fera sans sa volonté. C’est cela le problème. C’est pour cela l’autre fois, comme je l’ai rappelé, on a exigé qu’il s’engage solennellement, parce qu’il est quand même chargé en tant que président de la République de veiller au bon fonctionnement de toutes les institutions. »

Trop d’impasses.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

 

 

 

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