Enquêtes en Guinée : elles s’ouvrent mais elles ne se ferment jamais !

C’est cliché désormais  de promettre aux Guinéens que : « Une enquête est ouverte pour punir les coupables ». Chez nous, on s’y est habitué. C’est une rengaine, un refrain qui, aujourd’hui, agace plus qu’il ne soulage. Il irrite plus qu’il n’apaise. Mais les autorités guinéens en usent et en abusent pour calmer les nerfs des victimes d’atrocités.

Sait-on aujourd’hui combien d’enquêtes sont ouvertes sans jamais qu’on sache quand elles doivent se refermer ? Il y a toute une litanie  d’enquêtes : les morts et blessés lors des manifestations politiques dont la première victime de la gouvernance d’Alpha Condé : Zakariaou Diallo, à Bambeto, la mise à feu du bus de l’épouse de Dalein Diallo à Taouya, la mise à sac et à feu des boutiques et magasins de commerçants à Taouyah et à Madina, la fameuse eau empoisonnée, les auteurs et commanditaires de la fraude massive lors du baccalauréat passé, les auteurs et commanditaires de l’assassinat de Mme Boiro, de Ghussein, du Commissaire de police, les vendeurs des produits périmés, etc. on risque de citer jusqu’à la fin du mandat d’Alpha Condé. Que d’enquêtes qui s’ouvrent ! Que d’enquêtes qui ne se ferment pas ! C’est cela le changement !

Au Parlement, on ne se bouge pas. Pas question donc de compter sur ces décevants députés dont la majorité ne pense qu’à l’échéance 2015. Qu’on ouvre ou qu’on ferme une enquête, ce n’est vraiment pas la tasse de thé de ceux que nous avons élus. Et pourtant, ils doivent demander des comptes au gouvernement et le peuple en faite autant aux à ses élus. Mais chacun fait comme si le monde il est tout beau, tout gentil. Tant pis pour les victimes.

Jeanne FOFANA, Kabanews

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