Enseignement secondaire : les manifestations d’élèves s’intensifient dans les établissements publics

La crise perdure dans le secteur de l’enseignement secondaire, après le débrayage des enseignants contractuels qui maintient la pression sur le gouvernement pour exiger leur intégration sans condition à la fonction publique.

Après Kaloum et plusieurs villes de l’intérieur du pays, la semaine dernière, ce sont les élèves du Lycée Coléah et ceux de Kamsar, qui  étaient dans la rue ce lundi pour exiger des autorités en charge de l’éducation, le retour de leurs enseignants. Tôt dans la matinée de ce lundi, les élèves du Lycée Coléah ont barricadé la route empêchant la circulation pendant plus d’une demi-heure, avant de jeté des pierres à l’endroit des forces de l’ordre et sur des édifices publics. Des échauffourées ont éclaté entre jeunes élèves et agents de sécurité qui tentaient de rétablir la circulation.

« C’est inadmissible pour nous de rester les bras croisés, alors que nos amis dans les autres établissements sont entrain de suivre normalement les cours de français. Vous savez que le bac est national et les sujets sont les mêmes. C’est maintenant que nous devons nous préparer. Il faut qu’on nous envoie des professeurs ; sinon, on continuera à réclamer nos droits », a laissé entendre un élève gréviste en colère contre le gouvernement.

Interpellé sur le sujet, le Proviseur du Lycée Coléah parle de manipulation des élèves : «  les gens se déguisent en élèves, viennent dans nos établissements pour pagayer. Le lycée Coléyah, d’habitude, ne pagaye pas, ne grève pas. Il n’y a pas de désordre chez moi. Mais, partout où il y a la paix, les gens se déguisent en élèves et viennent dire qu’il n’y a pas d’enseignants, même si les enseignants sont présents », se défend Jean René camara.

Malgré tout, le gouvernement fait la sourde oreille aux multiples appels et revendications des enseignants-contractuels, qui contestent les résultats du Concours de recrutement des agents à la fonction publique.

Après plus de 5 ans de service, ces enseignants-contractuels exigent leur intégration sans condition à la fonction publique.

En tout cas la crise perdure alors que nous sommes 4 mois des examens nationaux.

Mariam Diallo, www.kababachir.com

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