Enseignement supérieur : que fait-on des 400 milliards GNF ?

« J’ai toujours dénoncé au niveau de l’Assemblé nationale du fait que le gouvernement guinéen injecte bon an, mal an, 300 milliards GNF au financement des bourses des étudiants privés dans les Universités publiques. Nous avons tellement discuté qu’aujourd’hui, au lieu que le gouvernement accorde 300 milliards GNF, il est allé jusqu’à 400 milliards GNF.»

Cette sortie d’un député de l’UFDG a dû donner des sueurs froides à bien des responsables du département de l’Enseignement supérieur. Il y a de quoi d’autant plus que les infrastructures universitaires, les équipements, le bas niveau de certains enseignants, l’absence de recherche scientifique, etc. ont des incidence sérieuses sur la qualité de l’enseignement.

En injectant ces 400 milliards GNF sans vraiment des conséquences profitables, l’Etat met au second plan la construction, la rénovation et l’équipement des Universités publiques. Un petit tour à Gamal, Université de Conakry, à la Fac de médecine et dans les autres Instituts suffit bien s’en convaincre. Tous les amphis sont malades d’infrastructures, de commodités d’accueil. A cela s’ajoute l’absence du binaire formation-emploi.

L’Enseignement supérieur est un budgétivore mais, aucun impact sur le niveau et la qualité de l’enseignement. Et pourtant, selon des sources des marchés seraient octroyés à des mains occultes pour la rénovation et l’extension de quatre Universités à hauteur de 350 millions USD. Cette information a même été confirmée par des sources bien informées proches de Yéro Baldé. Ne cherchez surtout pas de savoir si le Code des marchés publics a été respecté dans l’octroi de ces marchés. On parie que rien n’en a été. C’est la devise.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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