Enseignement supérieur : une réforme qui agace !

« Ce que nous récusons, c’est le chiffre qui a été donné par le ministre, qui est un non-sens et irrationnel, parce que ne pouvant pas exister. A partir de ce moment, nous considérons qu’il y a une propagande pour salir les gens. »

Dr Ousmane Kaba rumine, même s’il ne se considère pas comme une cible. Seulement, « il est inacceptable de prendre les décisions le jour de la rentrée. C’est la méthode que nous avons déplorée. Par exemple, le fait de venir le jour de la rentrée pour dire que les universités ne font plus tourisme dans un pays où on ne fait que construire des hôtels, qu’on ne fait plus arabe dans un pays où on a 95 % de musulmans, qu’on ne fait plus ingénierie dans un pays où on a besoin de techniciens pour faire marcher l’économie et qu’on ne fait plus médecine dans un pays d’Ebola. Bref, quatre décisions malheureuses le même jour. Et on appelle ça réforme. »

C’est donc tout, sauf une réforme c’est pourquoi, « Nous souhaitons qu’on discute avec les acteurs. Quand on veut faire des réformes, on en discute à l’avance. Mais qu’on ne nous impose pas des décisions inappropriées le jour de la rentrée. Personne n’est contre les réformes dans l’éducation. Dans tous les pays du monde, on améliore l’éducation. Et ça passe par des réformes. »

Cette interpellation sera-t-elle entendue par Yéro Baldé, le ministre de l’Enseignement supérieur ? Pa si sûr, avec le mépris avec lequel il gère la crise qui couve au niveau du Supérieur privé.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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