Entre doutes et espoir, le Cameroun prépare sa CAN

L’appel d’offre pour les droits audiovisuels de la CAN 2022 est lancé. Le pays poursuit ses préparatifs pour accueillir la compétition en 2022.

C’est un petit ouf de soulagement pour les Camerounais. La CAF a enfin lancé le 13 octobre son appel d’offre pour les droits d’exploitation audiovisuelle de la CAN 2022 de football qui est prévue au Cameroun du 9 janvier au 6 février.

Une bonne nouvelle qui renforce l’enthousiasme de Chantal Lewat, présidente du Syndicat patronal des industries d’hôtellerie et de tourisme du Cameroun, syndicat dont les membres voudraient capter une part du million de touristes attendus à la CAN :
 
« On leur offre l’émotion de la CAN. On leur offre le tourisme interne. On leur offre des moments inédits. Pendant cette compétition, nous voulons que les gens bougent de d’est en ouest, du nord au sud. Et que les cinq villes qui vont accueillir les compétitions soient vraiment des villes d’accueil, avec des stades pleins. Nous avons confectionné des packages que nous appelons tout-en-un. « 
 
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Ecoutez le reportage de notre correspondant au Cameroun…

Attribuée depuis 2014 au Cameroun, l’organisation de la CAN incombait à ce pays en 2019. 

Mais il y a deux ans, le pays de Samuel Eto’o et de Roger Milla n’était pas prêt sur le plan des infrastructures. L’organisation de la compétition fut alors concédée à l’Egypte. 

Par chance, l’édition 2021 pour laquelle la Côte d’Ivoire était pressentie fut ré-attribuée au Cameroun… Mais là encore le pays n’était pas prêt. Il a finalement profité du report d’un an pour cause de Covid-19 et devrait donc organiser la compétition en 2022.

Tout n’est pas prêt

Pour autant, à moins de trois mois de l’ouverture de la compétition le 9 janvier prochain, tout n’est pas prêt, une nouvelle fois. Fernant Nenkam, expert du monde du football : 
 
« Si on prend l’organisation vue sous l’angle des grandes infrastructures, la pénétrante Est de Douala n’est pas sur le point d’être finie. Le stade d’Olembe pose encore des problèmes et le chef de l’Etat vient d’accorder un financement pour des travaux complémentaires. Mais dans tous les cas, en dehors de Douala et Yaoundé, je pense que le Cameroun sera fin prêt pour organiser cette fête sportive. »  
 
Une prévision qui semble se confirmer avec l’appel d’offres pour les droits d’exploitations audiovisuelles de cette CAN.

Mais il subsiste des doutes : l’accord cadre d’organisation entre le Cameroun et la CAF n’est pas encore signé. La procédure des accréditations n’est pas encore ouverte pour les journalistes. 

Aucune communication officielle n’a même été lancée et il n’y a pas encore d’affichages dans le pays ou de campagnes médiatiques liées à cette CAN. De leur côté, les autorités camerounaises et de la CAF n’ont même pas voulu répondre à nos questions lors de la réalisation de ce reportage. 

Source: dw.com

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