Environnement-axe Boké-Conakry: quand des remorques, camions benne et minibus se talonnent dans le transport du charbon

 

Pendant que l’Humanité agissent en synergie pour réduire les changements climatiques et lutter contre la désertification avançant à pas de géant, malgré le décret interdisant la coupe abusive de bois sous toutes les formes, des paysansdes préfectures de Boké, Boffa et Fria, continuent d’exploiter, de manière intensive, l’environnement en retroussant les manches pour la produisant du charbon destiné au commerce.

A preuve, la route nationale (RN) Boké-Conakry, est de nos jours, l’un des axes les plus convoités par des conducteurs des camions Benne, remorques et minibusqui s’illustrent dans le transportant des chargements du charbon,se talonnent en longueur de journée. Ce, dans le but de se faire procurer de billets de banque à flot.

Ces multiples agressionsfantaisistes contribuent à la dégradation et l’infertilité du sol et de la forêt, surtout, àBoffa, Fria et Boké, devenu ces dernières années, un eldorado pour des Sociétés et Compagnies Minières venant de divers horizons.

Et tout cela se négocie en complicité entre des clients (acheteurs), chauffeurs et des paysans, premiers agresseurs de l’environnement menacé de disparition.

Dans ces localités, ceux qui ne disposent pas de ressources nécessaires pour assurer le déplacement des véhicules, rassemblent les leurs au niveau des carrefours et ronds-points en attendant l’arrivée de la clientèle.

Pourtant, le gouvernement guinéen, pour réduire cette pratique, a procédé, il y a des mois, au déploiement d’un bonnombre de conservateurs de la nature (gardes forestiers) au niveau de plusieurs villes de l’intérieur du pays.

Pire ! Au niveau des barrages installés le long de la route nationale Boké-Conakry, la plupart de ces véhicules remplis des sacs de charbon, franchissent la corde sans la moindre interrogation.

Tenez. « Officier, Manguè, Chefs, boss, patron, on se verra à mon retour, ça c’est promis…», ce sont entre autres astuces utilisées par des conducteurs pour se frayer le chemin.

D’ailleurs, ces derniers ont plus de facilitéque des automobilistestransportant de simples passagers. Les usagers de la route en question, connaissent en détail, les réalités de ce trajet.

Pour mémoire, la chaleur accablante commence à sévir à Boké, une zone minière par aisance.

Notons enfin que, les autres effets inhérents à l’incursion de l’environnement notamment, la crise d’eau, l’assèchement prématuré des marigots, rivières et têtes des sourcesguettent également les paysans dont le niveau et le mode de vie laissent à désirer.

Sur l’axe Conakry-Kindia et celui de Conakry-Forécariah, c’est le même triste scénario. Cela donne des céphalées à apercevoir, a constaté notre reporter.

Mamadouba Camara, www.kababachir.com

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