Épanouissement des jeunes : un secteur laissé pour compte !

Les jeunes et les moins jeunes sont laissés pour compte. Ceux qui sont dans les entrailles de la politique ne trouvent toujours pas des points de chute. Ceux qui chôment, diplômés bien entendu, attendent toujours les promesses faites par Alpha Condé, de créer de l’emploi. Ceux enfin qui sont tentés par l’épanouissement de la jeunesse manquent de visibilité, d’accompagnement.

C’est pourquoi aujourd’hui, nombreux jeunes versent dans l’oisiveté, la consommation des drogues et autres travers sociaux. Les jeunes manquent de tout. Récemment,  Moustapha Naité a soumis au Conseil interministériel en seconde lecture l’examen du projet de Décret fixant les conditions de Création, d’Organisation, de Fonctionnement et de Contrôle des Centres d’Accueil de Collectifs d’Enfants et de Jeunes.

Pour lui, la question de l’animation socioéducative est confrontée à de sérieux problèmes d’ordre institutionnel : insuffisance de textes régissant l’organisation et le fonctionnement du secteur, mais aussi le manque de personnel professionnel qualifié pour animer et encadrer les activités socioéducatives en faveur des enfants, des adolescents et des jeunes. Autre constat : le décret D/96/086/PRG/SGG/1996 et son arrêté d’application n°4670/PRG/SGG/ du 22 juillet 1996 ne précisent pas le niveau de qualification requis pour chaque type d’animation. Ils ne font pas également référence au Projet Educatif et au projet pédagogique sur la base desquels se construisent les activités en accueils de collectifs de mineurs et de jeunes. Pour Moustapha Naité, les activités organisées dans ce volet sont initiées par des structures privées sans qualification professionnelle et qui n’observent aucun respect de la règlementation elle-même insuffisante et peu connue.

Comme quoi « un outil précieux et un cadre de référence cohérent pour tous les intervenants dans le secteur de l’animation socio-éducative en Guinée » se révèle être une solution. Un plaidoyer formulé par le ministre Naité, afin de redorer le blason.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

 

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