Épingle par Amnesty International et Human Right Watch, le gouvernement indexe le FNDC

Le gouvernement ne veut pas mourir seul, après avoir joué soit les auteurs, soit les commanditaires des graves violations de droits de l’homme, voire les deux. Aussitôt épinglée par Amnesty International et Humann Right Watch, le gouvernement indexe le FNDC.

« D’un côté, une organisation de la société civile associée à des acteurs politiques qui déclare et assume publiquement s’affranchir des lois et institutions de la République et qui se livre à des actes de violence assumés, de l’autre un gouvernement qui a la responsabilité de préserver l’ordre public et qui s’astreint à le faire dans le respect des lois mais qui est seul paradoxalement interpelé par ces ONG », se désole le porte-parole du gouvernement, à l’issue d’un conseil des ministres, le jeudi dernier à Conakry.

Pour ainsi tenter de sauver sa tête, le gouvernement se propose, à travers les Ministres en charge de la citoyenneté, de la Justice et de la Sécurité « à organiser dans les meilleurs délais, une rencontre avec la presse publique et privée, afin d’édifier l’opinion nationale et internationale sur l’absence de fondement des accusations de certaines ONG qui sans jamais se rendre dans les pays concernés, se contentant de témoignages souvent subjectifs, émettent des jugements erronés sur la situation des Droits de l’Homme dans nos pays. »

Le déni est la chose la mieux partagée avec le gouvernement d’Alpha Condé. Lui-même président de la République protège les bourreaux et ceux-ci narguent les victimes. Il va de soi.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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