Et si K au carré était en mission …suicide ?

C’est bien à parier si K au carré n’est pas en mission commandée suicide en sortant le livre polémique à un moment aussi crucial que la mise en place du nouveau gouvernement ; un livre soudainement suspendu de toute vente, après bien entendu, le communiqué du RPG se désolidarisant de la démarche du militant du RPG et ancien ministre de l’Enseignement Pré universitaire.

Sur la page 17, on peut lire carrément : « Le président Conté avait longtemps décidé de l’arrestation du Professeur Condé, mais AlsenyRéné Gomez n’a jamais voulu le faire directement. Le ministre Ibrahima Kassory Fofana, qui se considérait comme le dauphin, a convaincu Conté que Sékou Goureissy Condé s’engageait à le faire. Dès la nomination de ce dernier, une vaste campagne de désinformation fut minutieusement orchestrée »

Plus loin, à la page 35, K au carré relate : «Le ministre de la Sécurité Sékou Goureissy Condé et son mentor Ibrahima Kassory Fofana étaient les plus acharnés. Kassory Fofana, qui se considérait comme le dauphin, avait fait une OPA (offre publique d’achat) sur l’Etat et l’Administration. Il avait tissé une véritable toile d’araignée sur l’appareil d’Etat. Pour lui, le Professeur Condé restait le seul obstacle à ses ambitions. »

De toute évidence, si Goureissy Condé a démenti toute implication dans l’arrestation d’Alpha Condé, Kassory quant à lui se contente des lobbies internes pour se laver de tous soupçons. D’ailleurs, le livre a été interdit de vente. Reste qu’il est déjà sur Internet et accessible. Et suffisamment partagé. L’information est partie. A dessein ou pas, l’opinion est davantage fixée sur les rôles que chacun a joués. L’heure est alors à l’hypocrisie générale, au blaguer-tuer.

En attendant, voici la version d’Alpha Condé : « Voici ce qui s’est passé fin 1998. Mamadou Bâ, Siradiou Diallo et moi avions dit que nous n’irions pas aux élections. Mais lors d’une réunion chez Siradiou pour en discuter, j’ai vu que celui-ci avait déjà déposé sa caution. J’ai dit : « La réunion n’a pas de raison d’être. Siradiou tu as déjà payé ta caution ». Il m’a répondu « oui, par précaution ». « Dans ce cas-là, ai-je poursuivi, il n’y a plus de raison de se réunir ». Je savais que les élections du 14 décembre 1998 allaient mal se passer. Nous étions convenus de les boycotter et de préparer l’après-élection pour les contester et parvenir par la mobilisation à changer les résultats. Nous étions tombés d’accord. Mais comme Siradiou avait décidé de payer sa caution, j’ai proposé une autre solution. Comme je disposais d’un téléphone satellitaire -à l’époque, il n’y avait pas de GSM-, j’ai dit : « Après les élections, je vais me replier pour pouvoir communiquer avec la communauté internationale pendant que nous sommes encore là ».

C’était donc un accord à trois. Je devais me replier vers la Côte d’Ivoire pour pouvoir communiquer. Mon rôle était de mobiliser en Guinée forestière, puis d’alerter la communauté internationale. Je suis parti avec l’accord de Mamadou Bâ et de Siradiou Diallo. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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