Et si les Mollah guinéens s’inspiraient de l’Imam Dicko ?

Imam Dicko, le leader de la contestation à travers le
Mouvement du 5 juin semble avoir atteint son objectif. Certes,
« je n’ai jamais parlé de son départ (IBK) ou de son maintien,
mais d’autres personnes, d’autres voix, se sont levées pour
demander son départ. Pour le reste, s’il s’en va… »

Sauf que, « Le problème du Mali, aujourd’hui, est un problème
de gouvernance qui doit avoir une réponse meilleure que ce
que nous sommes en train de vivre aujourd’hui. »

Cette vision claire d’un homme religieux devrait inspirer d’autres
Mollah en Guinée. Ces Mollah qui vivent à la solde du régime.
Ils ne sont vus dans aucun enterrement à Bambeto. Ils n’ont
pas été entendus, d’une façon tranchée à propos des tueries
sur l’Axe entre autres. Pendant ce temps l’Imam Dicko dit
travailler « à accompagner cette jeunesse, cette jeunesse qui
aujourd’hui est devenue une proie facile pour des vendeurs
d’illusions. Qu’est-ce qu’on fait ? Mais on n’y pense même pas !
On n’y réfléchit même pas ! »

Le religieux malien rappelle sur RFI : « La corruption qui sévit
dans notre pays, ce n’est pas la France, c’est nous ! Cette
mauvaise gouvernance, c’est nous ! Le fait d’opposer les
communautés qui s’entretuent, c’est nous ! Nous avons un
problème au Mali. C’est un problème de gouvernance réelle.
Nous devons faire face à cela, au lieu de faire les faux-fuyants
en essayant d’accuser les gens de tous les maux d’Israël. » Les
Mollah guinéens ne le savaient-ils pas, dix ans après, avec
Alpha Condé ?

De toutes les façons, à ceux qui prétendent un mélange de
genres entre la réligion et la politique, la malien étaie : « La

mosquée, c’est la mosquée. Quand je suis dehors, je suis un
citoyen qui défend ses idées, qui parle du pays… Écoutez, ce
n’est pas parce que je suis religieux qu’il m’est interdit de faire
cela. Le pape, c’est un chef de l’État ! Ce n’est pas politique,
cela ? »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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