Etat désastreux des routes : l’Etat, incapable d’anticiper

La capacité d’anticipation n’est pas un atout chez Alpha Condé, encore moins au niveau de son gouvernement. C’est ainsi que chacun des ministres opte pour la complaisance, la politique du médecin après mort, etc. Moustapha Naïtédes TP ne déroge pas à la règle.

En effet, selon lui, « La Guinée est confrontée  à une insuffisance des ressources financières nécessaires au besoin d’un entretien routier. Nous n’avons pas les moyens de faire toutes les routes avec notre budget national de développement. La mobilisation des ressources financières  pour les routes prend du temps. » En s’exprimant ainsi devant des journalistes, le ministre des TP expose davantage les faiblesses de l’Etat dans sa capacité d’anticipation, de planification et de prévision. L’immobilisme et le jeu des petits malins recourant à « l’urgence nationale » ou « l’urgence impérieuse » pour brasser des milliards dans le cadre de la réfection des routes sont devenus la chose la mieux partagée.

Naité sait plus que quiconque qu’ « Avant de construite, il faut réhabiliter ce qui existe. Les routes d’antan ne sont plus conformes à nos réalités. » Pour se trouver une excuse, il a rappelle que le budget qui avait été prévu pour le département des Travaux Publics  avait été estimé à 400 milliards GNF, puis il y a eu un ajout de 300 autres milliards GNF. Ce qui fait un budget annuel de 700 milliards GNF. Sauf que, même avec cette misère, on ne sent aucune amélioration. Les routes guinéennes restent chaotiques, tant dans la capitale que dans l’arrière-pays. 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.