Exclus du RPG, l’erreur à ne pas commettre !

L’exclusion ou la rupture d’alliance avec certains cadres du RPG-arc-en-ciel, sont loin d’être partagées par l’ensemble des militants de ce parti. Même si les faucons qui ont précipitamment conduit à cette décision pour détourner l’attention sur le discours controversé du président de la République, font semblant d’ignorer les remous résultant de ces exclusions, ces derniers sont bien réels. Ainsi, nous apprenons que suite au mécontentement et à la pression de ceux qui ne partageraient pas cette décision, des tractations seraient en cours pour réintégrer les exclus. Mais la formule serait d’amener ces derniers à faire préalablement amende honorable. Une option qui enterrerait à jamais la crédibilité aussi bien de Dr. Ousmane Kaba que celle de Mamadi Diawara.
Nos sources, à l’appui des tractations auxquelles elles font état, évoquent le silence et la prudence que les deux députés également exclus du groupe parlementaire du RPG-arc-en-ciel, observent depuis quelque temps. Rentré depuis quelques jours d’une mission qui l’avait conduit en Afrique australe, Dr. Ousmane Kaba refuse aujourd’hui de se confier aux médias et reste inhabituellement inaccessible. Mamadi Diawara, quant à lui, a rompu avec les sorties fracassantes auxquelles il avait commencé à habituer l’opinion publique, tout juste après la décision de son exclusion. Cette incompréhensible attitude laisse, il est vrai, entrevoir des négociations qui pourraient déboucher sur le retour des « égarés ».
Toutefois, ce retour ne devrait pas se faire dans n’importe quelle condition. Autrement, les deux députés pourraient davantage perdre la face. En effet, on a conscience de la pression et du chantage auxquels ils peuvent être soumis, on imagine aussi tous les risques qu’ils encourent en allant à l’affront avec le président de la République. Mais aucune menace ne doit justifier qu’il fasse la courbette pour revenir dans la maison commune. En particulier, ils n’ont aucun intérêt à laisser croire qu’ils ont eu tort de s’élever contre la sortie du chef de l’Etat. Tout au contraire, ils ont le mérite de leur courage. Et il est de leur devoir de se maintenir derrière les principes et les valeurs. Bien entendu, ils risquent de le payer avec l’ostracisme auquel, eux et leurs affaires, pourraient être soumis. Mais ils en récolteraient incontestablement la confiance et le respect de leurs compatriotes. Alors que s’ils cèdent à la pression de l’heure, ils savent bien ce qu’ils peuvent attendre du pouvoir. D’autant qu’ils connaissent désormais suffisamment ce dernier qu’ils auront du reste côtoyé depuis six ans.
Anna Diakité, www.kababachir.com
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