‘’Face à l’avenir de la corporation, l’avenir est incertain’’ (Somparé)

Le nouveau ministre de l’information et de la Communication a pris fonction ce mercredi 30 mai. La cérémonie de passation de service entre Amara Somparé et Rachid N’Diaye  a eu lieu dans les locaux du département.

Dans son allocution, le nouveau ministre de la Communication a dépeint les réalités actuelles du secteur de la Communication dans notre pays.

« Je suis sûr que bon nombre d’entre vous éprouvent une certaine appréhension face à l’avenir de la corporation – et je vous le confirme : l’avenir est incertain. Mais il ne tient qu’à vous d’inverser cette tendance qui n’est pas une fatalité. L’histoire montre que le renouveau des sociétés s’est toujours fait dans les moments les plus difficiles. », soutient le nouveau ministre de la Communication.

C’est pourquoi, ajoute Amara Somparé, « Il est pour cela important de ne pas perdre de vue cette vérité qu’il n’y a pas de société sans problèmes et, qu’en dépit de la diversité des secteurs qui le compose, le monde de l’information et de la communication constitue un tout indissociable, qu’il soit public ou privé, chacun en ce qui les concerne, les résolvent au nom de tous sans que cela ne perturbe le court normal des choses ; mais il est aussi bien, que de temps en temps, lorsque les circonstances l’exigent que l’information et la communication redeviennent ce qu’elles sont fondamentalement, c’est-à-dire l’affaire de tous les acteurs qui interviennent dans ses différentes composantes. »

Parlant des ses priorités à la tête du département, le nouveau ministre de la communication fixe des objectifs :

« La première consiste à restaurer le cadre normatif et institutionnel du secteur de l’information et de la communication en l’adaptant progressivement aux exigences de notre temps de façon forte et durable, dans un équilibre entre les exigences du renforcement de la liberté de la presse, du droit à l’information et les impératifs de la protection des libertés individuelles et la préservation de l’ordre public. Bien entendu cela implique de relever très rapidement plusieurs défis aussi bien en terme de participation de tous les acteurs qu’en terme de transparence et de dialogue administratif avec les médias publics et privés. Elle correspond à un besoin de souplesse, à un besoin de sécurité, à un besoin de simplicité, mais aussi à un besoin de dialogue. Il s’agira désormais de concertations et d’échanges permanents entre le département et les professionnels du secteur  sur tous les sujets, lourds, complexes, anciens qui constituent des points de blocages ou de discordes afin de permettre de clarifier et d’enrichir ce qui devait l’être. », a-t-il annoncé.

La seconde priorité, poursuit Amara Somparé, « est le défi de l’adaptation de notre outil d’information et de communication à l’ère du temps : le passage de l’analogique au numérique. »

« Le monde de la communication et de l’information évolue de nos jours à une vitesse vertigineuse, tant dans ses contenus que dans ses modes de transmission dominé par la société numérique ou en cours de numérisation, car elle est le modèle selon lequel chaque individu, chaque entreprise et même la communauté internationale se déterminent. », a fait remarquer le successeur de Rachid N’Diaye.

En attendant de le (ministre) voir en action, espérons que ces promesses soient tenues

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

 

 

 

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