Fait divers : immixtion dans les réalités des cireurs de chaussures à Kankan


De nos jours à Kankan, plusieurs enfants non scolarisés pratiquent de nombreuses activités pour joindre les deux bouts. Aujourd’hui, nous nous sommes intéressés aux cireurs de chaussures. Âgés en moyenne de 10 à 15 ans, on retrouve ses enfants dans les rues du centre ville, avec leur sac au dos contenant d’ailleurs leur matériels de travail et de petits morceaux de fer en main qu’ils tapent pour attirer l’attention de potentiels clients. Rencontré entrain de laver et cirer une paire de chaussures au grand marché lofèba, Boubacar Diallo 13 ans, explique qu’il fait cette activité pour soutenir ses parents qui sont pauvres:
<< Mes parents n’ont pas assez de moyens pour subvenir à mes besoins, c’est pourquoi moi aussi au lieu de m’asseoir à la maison à ne rien faire, parce que je ne vais pas à l’école, je sors dans la rue pour chercher un peu de sous. Je fais du laver-cirer, l’argent que je gagne je donne une partie à mon père et j’économise l’autre partie pour m’acheter les choses dont j’aurai besoin.>>
Prononcer même une seule phrase correcte en français est quasi-impossible pour ces cireurs de chaussures, mais ils ont la magie de satisfaire les rares clients qui les appellent pour laver et cirer leurs souliers, c’est le cas de M. Sidiki Kaba:
<< Vraiment, ces petits là connaissent leur travail, regardez mes souliers c’est très bien laver et cirer, ils ne gagnent pas beaucoup mais font bien leur boulot, je suis vraiment satisfait.>>
Bien qu’il gagne le prix de pain, Ousmane Barry 10 ans, souhaite quitter dans la rue et aller sur à l’école comme les autres enfants normaux :
<< Je veux aussi aller à l’école comme mes autres camarades dans le quartier, vraiment si les personnes de bonnes volontés pouvaient nous aider à quitter dans la rue et être scolarisés, cela nous fera extrêmement plaisir.>>
A noter que plusieurs enfants non scolarisés à Kankan, pratiquent des activités génératrices de revenus pour, dit-ils, soutenir leurs parents.


Depuis Kankan, Aly Badara Keita pour kababachir.com.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.