Faux médicaments : le gouvernement veut assainir

On ne peut pas effectuer un déplacement à travers la capitale guinéenne sans pour autant apercevoir dans des coins de rues des succursales de fortunes contenant des produits pharmaceutiques. D’autres optent carrément pour les étales, communément appelés ‘’pharmacie par terre’’.

S’approvisionner en produits est loin d’être un chemin de croix. Aucune règlementation en vigueur n’est appliquée. Qu’on soit bucheron ou ménagère, nains politiques ou petits comptables, on peut s’offrir le luxe d’aménager un coin de rue et y mettre des médicaments, souvent au gré de la chaleur ou de la fraîcheur. Aucune condition d’hygiène, de conservation, etc. n’est respectée. Un laisser-aller en somme qui a tiqué le ministre en charge de la Santé publique. Abdourahmane Diallo a envie d’assainir le secteur. Il s’agit de lutter tout d’abord contre ce qu’il appelle les faux médicaments. Pour y arriver, il veut revisiter tous les agréments. Un travail de longue haleine qui demande beaucoup de tact.

En effet, dans ce désordre qui part des arcanes du gouvernement jusqu’au niveau des fournisseurs ou grossistes répartiteurs bien des gros bonnets ont la main dans la patte, car, c’est un secteur gros pourvoyeurs de richesses. Assainir, oui, mais avec des épines aux pieds. Auparavant, Tiegboro et ses hommes étaient allés à la traque de ces pharmacies par terre, jusque dans le marché de Madina. La suite ? Des billets de banque, puis, demi-tour et bouche cousue.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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