Faya Milimono (BL) : le honteux raccourci !

Le leader du Bloc libéral est aperçu à l’investiture d’Alpha Condé. Cette présence jugée démocrate chez certains est bien mal perçue par d’autres. En effet, il avait déclaré dès le départ  qu’il n’était pas concerné par la présidentielle d’octobre. Et mieux, il s’attaque aux opposants, membres du FNDC qui se sont déclarés candidats.

Il avait même donné des consignes aux militants du BL de s’abstenir de voter. Il avait déclaré dans la presse que seul départ du président Alpha Condé de la tête du pays doive guider les discussions au sein de l’opposition.«La seule chose qui doit être à l’ordre du jour en Guinée aujourd’hui, c’est le départ d’Alpha Condé. Il y a encore des gens qui s’imaginent que nous vivons un temps normal, mais nous ne vivons pas un temps normal en Guinée. Nous n’avons pas de Constitution aujourd’hui reconnue par tous les Guinéens. Nous n’avons pas de Cour constitutionnelle parce que ce sont des militants d’Alpha Condé qui sont là. Il les appelle pour commander des arrêts et ceux-ci viennent dans les minutes qui vont suivre. Nous n’avons pas d’Assemblée nationale. Ce que dirige Damaro, c’est l’Assemblée du RPG », avait déclaré le leader du BL.

Aujourd’hui, c’est même leader qui assiste à l’investiture d’Alpha Condé. Ce honteux raccourci en dit long sur ce qu’on pourrait désormais s’attendre du BL. Ce revirement politique n’est pas le premier du genre. Le jeudi 26 décembre 2019, au plus fort moment de la crise politique, Faya a rencontré Alpha Condé. Il était à la tête d’une colonne dite de sages de la forêt.

L’affaire avait fait grand bruit. Le parti avait fait une déclaration pour appeler chacun à « faire preuve de retenue et surtout prendre de la hauteur pour éviter la division de l’opposition à un moment très important de l’histoire de notre pays. Nous sommes à un tournant très décisif de notre histoire, alors cette division de l’opposition ne profitera qu’à un clan qui veut se maintenir au pouvoir. »

Aujourd’hui, c’est encore ce même Faya qui parle de lui. Peut-on s’attendre à sa rentrée dans le gouvernement prochain ? C’est bien possible.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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