Fermeture de l’usine Cashere Holding : Téigboro visé par une plainte

Suite à la fermeture de l’usine Cashere Holding par les hommes de Moussa Tiégboro Camara, Secrétaire d’Etat chargé de lutte contre la drogue et des crimes organisés, les avocats de la Société haussent le ton.

En conférence de presse, le collectif des avocats annonce des poursuites judiciaires contre le Colonel Moussa Tiégboro Camara et Cie.

Les avocats déplorent du fait  qu’à ce jour, « plusieurs familles sont privées de leurs salaires. Elles sont reversées encore  dans le chômage », regrettent-ils.

Toutefois, estiment les avocats de la Société, « Pour fermer l’usine, il y a des grades qu’il faut  respecter », ont-il fait remarquer.

D’ailleurs, ajoutent-ils, « Cette usine a été fermée pendant qu’elle  avait un protocole d’accord d’un paiement de 287 millions de francs guinéens avec les autorités. Ensuite, l’Administrateur  Général a été kidnappé par un groupe d’officiers  à Hôtel Noom. Il a fallu qu’il paie 7000 dollars pour avoir sa liberté. Pire, l’équipe de Balla Samoura et autres bandes dont Colonel Moussa Camara, en service au gouvernorat lui faisait payé par mois, une facture de 72 millions de francs guinéens. C’est quand la société a refusé de payer cette facture, que les problèmes ont commencé à jaillir sur la société », révèle-t-on à la presse.

En réaction à cette sortie médiatique des avocats de la Société, le Colonel Moussa Tiégboro Camara, a indiqué : « Moi je défends les droits des citoyens, je défends l’intérêt général lorsque les citoyens sont blessés dans leur honneur, dans leur dignité lorsque leur intérêt est boycotté, bafoué par un groupe ou bande organisée, en ce moment moi je les aide. Et c’est ça l’État et Tiégboro n’agit pas seul mais agit avec l’État (…). S’ils (les avocats, ndlr) ne connaissent pas le droit, ils n’ont qu’à aller, on va leur répondre. »

C’est un nouveau feuilleton judiciaire qui commence !

A suivre….

Mariam Diallo, www.kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.