Fermeture des locaux de l‘UFDG : faut-il envisager un plan B?

Agacé par son nouveau confinement –aucune mobilisation au siège, aucune réunion au QG du parti – depuis octobre 2020, éreinté par un régime engagé à le rompre, extenué par des batailles judiciaires aux fortes allures politiques, Dalein Diallo est manifestement loin d’abdiquer.

Mené par un pool d’avocats guinéens et étrangers, le président de l’UFDG ne s’avoue pas vaincu par cette justice aux ordres. Il entend user de tous les recours possibles et prouver in fine la fermeture du régime au droit, à la démocratie. Aujourd’hui, avec la fermeture des locaux de son parti, Dalein est réduit.

De leur côté, le pool des avocats, par la voix de  Maître Alseiny Aissata Diallo rappelle : « Nous avons précisé au juge qu’avant que ces agents des forces de l’ordre n’occupent le siège ou les bureaux, le contenu de tous les bureaux de l’UFDG avait été emporté par des agents des forces de défense et de sécurité, lors d’une perquisition. Nous avons demandé à ce que la Cour accepte de rétablir nos clients, l’UFDG et son Président dans leurs droits en ordonnant la réouverture des bureaux et du siège. »

Pendant ce temps, Maître Santiba Kouyaté,  porte-parole du pool des avocats de l’Etat, reste de marbre : « Il ne faut pas passer par mille chemins. L’UFDG ne peut pas obtenir l’ouverture de ses locaux parce que tout simplement la procédure qui a été mise en place, c’était une procédure de référée. Et quand la contestation est sérieuse, il faut saisir le juge de fond. Donc là procédure qu’il fallait mettre en place, c’était d’assigner au fond. Si l’UFDG a des éléments de nature à assoir ses prétentions, le juge saisi ordonnera sans doute la mesure sollicitée. Mais une fois encore en référé, Monsieur Mamadou Cellou Diallo ne peut pas trouver solution par rapport au problème de fermeture de ses locaux. »

Au regard donc de la forte coloration politique de l’affaire, il y a lieu déjà de penser à un plan B au sein de l’UFDG, afin d’éviter le vide entre le leader et les militants. Le terrain doit être réoccupé. Quitte à penser à l’usage des réseaux sociaux, aux radios et tous autres canaux de communication. Le temps qu’Alpha Condé ne lève le pied sur le dossier. 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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