Fermeture des écoles ‘’LA CITADELLE’’ : Arrivée à Conakry d’une délégation Turque

Alors que l’inquiétude grandit après l’échec des négociations entre parents d’élèves, responsables de l’établissement et les autorités en charge de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, une délégation turque est arrivée jeudi matin à Conakry.

Longtemps attendue en Guinée, cette délégation a déjà eu un premier contact avec le ministre en charge de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation. Au cours de leur séjour en Guinée, ces missionnaires turcs devront discuter les autorités guinéennes, sur les modalités de réouverture des écoles ‘’CITADELLE’’ fermée récemment suite à une décision du ministre en date du 21 septembre 2016, interdisant les inscriptions et la réinscription sur tous les cycles jusqu’à nouvel ordre.

Réunis samedi dernier autour des autorités en charge de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, les parents d’élèves et les responsables de l’établissement n’ont pas réussi à convaincre les autorités pour la réouverture de cet établissement d’enseignement privé.

Fermée pour des raisons politiques, la réouverture de cette école nécessite une concertation entre les deux Etats turc et guinéen.

‘’On nous avait dit samedi que la Turquie était d’accord pour qu’on ouvre les écoles lundi mais sans les Turcs. Et le ministère en charge de l’Education a trouvé une inquiétude à cette décision qui concernerait la partie financière. Si on retire la gestion des écoles des mains de ces Turcs, qui va financer ensuite ces écoles ? C’est la grosse question que le ministère s’est posé…’’  déplore Assimiou Tchedre, président des APEAE.

 

Du côté du ministère en charge de l’éducation nationale, on laisse planer le doute sur une éventuelle reprise des cours dans cet établissement d’enseignement privé : ‘’Beaucoup d’efforts ont été déjà fournis au point de trouver une solution à ce problème. Mais comme ce n’est pas une question banale comme le croient certains, qui engage deux Etats, il faut une solution diplomatique convenable pour les deux Etats  pour ne pas que cela compromette les relations d’amitié et de coopération entre ces deux pays…’’, explique Mamady Sidiki Camara, chargé de communication du ministère de l’Enseignement pré-universitaire
En attendant de trouver une issue à cette crise, ce sont plus de 1 000 élèves et quelques 200 enseignants qui sont affectés par cette décision ministérielle.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

 

 

 

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